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Aides Personnalisées au Logement : Etudiants à la niche !

24 sep. 15

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Ils sont 2,5 millions d’étudiants pour 375 000 chambres, moitié dans le public, moitié dans le privé. Malheur à celui qui doit quitter le cocon familial pour aller à l’université. La galère qu’il vit en cette rentrée pour trouver un logement ne suffisait pas. Il faut en plus qu’on lui annonce la possible suppression de son APL l’année prochaine ! La Cour des Comptes vient de le recommander dans son rapport publié le 16 septembre.

Étudiants, à la niche !

Par Laurent Strichard, Gérant de Open Partners, promoteur de la résidence étudiante le Jules Verne à Levallois- Perret.

Ils sont 2,5 millions d’étudiants pour 375 000 chambres, moitié dans le public, moitié dans le privé. Malheur à celui qui doit quitter le cocon familial pour aller à l’université. La galère qu’il vit en cette rentrée pour trouver un logement ne suffisait pas. Il faut en plus qu’on lui annonce la possible suppression de son APL l’année prochaine !

La Cour des Comptes vient de le recommander dans son rapport publié le 16 septembre. Parmi les pistes d’économies suggérées au Gouvernement, l’une concerne les étudiants. Leurs parents devront choisir : c’est l’APL ou la demi-part de quotient familial, mais plus les deux. A voir leur enfant quitter le foyer fiscal, ils gagneront une augmentation de leur impôt sur le revenu ! « Une question d’équité », se justifie la Cour.

A la veille de présenter son projet de budget pour 2016, le ministre des Finances s’est senti obligé d’obéir. Il va donc faire des économies sur l’APL. Mais, promis juré, pas sur celle des étudiants. On aimerait le croire, lui faire confiance. Mais comment être sûr qu’il n’y aura pas, au cours des débats, un parlementaire pour déposer un amendement contraire et instaurer des plafonds de patrimoine, de surface, de loyer ?

En France, hélas, la politique du logement se fait à Bercy. Le « bien-habiter » des étudiants – et des ménages modestes – n’est finalement qu’une ligne dans un budget. Aux Finances, on ne se préoccupe pas de savoir si le manque flagrant de logements pour nos jeunes universitaires oblige ceux-ci à accepter n’importe quelles conditions d’hébergement, y compris les chambres de services indécentes et les niches à chien des marchands de sommeil.

Sait-on, à Bercy, que l’APL permet à des personnes de se loger dans des conditions plus dignes ? Qu’elle donne aux étudiants l’accès à des résidences conçues pour eux afin qu’ils y trouvent le confort et la sérénité propices à de bonnes études ? Supprimer l’APL, c’est donner un coup de frein brutal à la construction de résidences pour étudiants et renvoyer « à la niche… c’est-à-dire dehors ! » les moins fortunés d’entre eux.

 

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