Réaction Credifinn sur la fin de domiciliation des revenus lors d'un crédit immobilier

14 avr. 17

Relations presse immobilier
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Un projet d’ordonnance à la loi Sapin 2 envisage de limiter à 10 ans l’obligation de domiciliation de ses revenus lors de la souscription d’un crédit immobilier.

Un projet d’ordonnance à la loi Sapin 2 envisage de limiter à 10 ans l’obligation de domiciliation de ses revenus lors de la souscription d’un crédit immobilier. Avec cette obligation, le client verse ses salaires et autres revenus à la banque qui lui a accordé son prêt, celle-ci s’assurant ainsi d’avoir accès aux comptes de son client et donc d’être bien remboursée. « Cette mesure semble aller dans le bon sens, libérant les clients de cette relation contrainte avec la banque qui leur prête », indique Arnaud Faure, Directeur de Credifinn.

 

Mais, derrière ce premier abord positif, cette mesure pourrait coûter cher aux particuliers. « Ce projet, aujourd’hui prévu pour limiter à 10 ans la domiciliation obligatoire, est un premier pas pour l’interdire purement et simplement, s’inquiète Arnaud Faure. On poursuit l’uberisation des services bancaires, empêchant ainsi la banque de proposer d’autres produits pertinents, grâce à la vision globale qu’elle a du patrimoine ». Pourtant, le crédit immobilier est un produit d’appel pour les banques, afin d’attirer de nouveaux clients.

Avec cette mesure, le gouvernement oublie la réalité du marché du crédit immobilier. Les établissements financiers permettant d’emprunter sans domiciliation des revenus proposent des taux supérieurs aux autres banques, ne pouvant pas faire leur marge sur d’autres produits. « Ce phénomène pourrait donc se généraliser », précise Arnaud Faure. Aujourd’hui la différence entre des taux sans et avec domiciliation représentent 0,20 à 0,30% supplémentaires sur 20 ans selon les profils. Les taux, en hausse en ce moment, seraient d’autant plus impactés. « Les taux étant en hausse en ce moment, on risque de désolvabiliser encore nombre de candidats à l’accession », prédit Arnaud Faure.

« Il ne reste qu’à espérer que, retrouvant de la marge sur les crédits, les banques suspendent le matraquage sur les autres postes, en forte augmentation ces dernières années », conclut Arnaud Faure.

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