Communiqué de presse - Sans VisaVis - Histoire

Immobilier : Rappelons-nous l’idéal haussmannien

23 avr. 13
Qui le croirait de nos jours ? Le vis-à-vis dans Paris n’aurait pas dû être une fatalité. Bien au contraire, toute la politique haussmannienne avait consisté à l’éviter. Le choix du Baron de tracer des voies larges répondit certes d’abord à un souci d’hygiène : il voulait faire entrer la lumière dans les rues de la capitale.

Qui le croirait de nos jours ? Le vis-à-vis dans Paris n’aurait pas dû être une fatalité. Bien au contraire, toute la politique haussmannienne avait consisté à l’éviter. Le choix du Baron de tracer  des voies larges répondit certes d’abord à un souci d’hygiène : il voulait faire entrer la lumière dans les rues de la capitale. Mais il eut aussi à cœur  d’éviter aux occupants la vue plongeante des voisins sur leurs appartements.

 

C’est à cette fin que le Baron Haussmann fit rédiger le règlement de juillet 1859. Ce texte fixait les dimensions maximales acceptables des immeubles. En l’occurrence, ces derniers ne devaient pas dépasser cinq étages, d’une hauteur minimale de 2,60 mètres sous combles. Quant à ces derniers, si leur élévation, par la technique des chiens assis, pouvait être tolérée, c’était à la condition impérative de respecter une diagonale de 45 degrés. Il s’agissait  de permettre à la lumière du jour de descendre jusqu’aux pavés de la rue.

 

Ce gabarit fut ensuite confirmé en 1884, par un décret promulgué sur l’initiative  de Jean-Charles Alphand, qui fut l’un des plus proches collaborateurs d’Haussmann. C’est à lui que les Parisiens doivent l’ensemble des squares, parcs et bois plantés sous le Second Empire.

Si ce texte avait toujours été respecté, la hauteur des immeubles parisiens ne devrait pas dépasser douze mètres lorsque les rues sont larges de moins de 7,80 mètres. Dans les artères inférieures à 9,74 mètres, ils n’excèderaient pas quinze mètres. Ils ne feraient pas plus de 18 mètres là où les rues mesurent moins de vingt mètres, et au-delà, ils plafonneraient de toute façon à vingt mètres.

 

Il est d’ailleurs à noter que cette préoccupation est fort ancienne, puisqu’une déclaration royale d’avril 1783 établissait déjà un tel ratio entre hauteur des habitations et largeur des voies. Ce défaut de mémoire explique pourquoi désormais, le critère d’une vue dégagée est aussi apprécié des candidats à l’achat ou à la location.

 

C’est toute la pertinence d’Arnaud Jorel et Cédric Jullien, deux jeunes professionnels de l’immobilier, d’avoir créé un site, puis une agence spécialement dédiée à la commercialisation de logements dont la vue est préservée.

 

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