Météo des taux juillet 2013

Immobilier : Fausse alerte sur les taux

9 juil. 13
Début juillet 2013, les taux moyens des crédits immobiliers restent très attractifs. CAFPI parvient même à améliorer encore les taux les plus hauts négociés pour ses clients emprunteurs, inférieurs de 0,26 % en moyenne aux taux du marché (contre 0,23 % Le mois dernier).

Quand la FED éternue, le coup de froid menace toutes les places financières ! En annonçant, fin juin, qu’elle envisageait de durcir sa politique monétaire, la Réserve Fédérale US a provoqué une tension immédiate sur les marchés. Tension vite retombée, dès que la BCE eut fait savoir qu’elle continuerait à soutenir les banques. Certaines d’entre elles ont néanmoins réagi. Ainsi, trois des partenaires de Cafpi ont remonté leurs taux de 0,1 % à 0,15 %. Mais ils étaient les mieux-disants et n’ont fait que rejoindre le peloton de la concurrence.

 

Début juillet 2013, les taux moyens des crédits immobiliers restent donc très attractifs. CAFPI parvient même à améliorer encore les taux les plus hauts négociés pour ses clients emprunteurs, inférieurs de 0,26 % en moyenne aux taux du marché (contre 0,23 % Le mois dernier). Les indices Euribor restent stables à des niveaux toujours aussi bas. Il n’empêche, l’alerte déclenchée par la FED montre bien que les taux peuvent subir une hausse – qui resterait néanmoins modérée – à l’annonce d’un changement de cap d’une banque centrale.

 

Effet hausse des taux sur les prix. Dans l’hypothèse d’une remontée des taux, quelle devrait être la baisse des prix pour que les acquéreurs puissent réaliser leurs projets à mensualité identique ? Si les taux prenaient 100 points de base (passant de 2,95 % à 3,95 %), il faudrait que les prix diminuent de - 8,49 %. « Quand on connait la rapidité des banques à ajuster leurs taux et la lenteur des vendeurs à ajuster leurs prix, le marché immobilier passerait un mauvais moment », fait remarquer Philippe Taboret, Directeur général adjoint de Cafpi.

 

Gain en pouvoir d’achat immobilier. Dans l’immédiat, l’emprunteur de juillet reste bien loti.  Par rapport à janvier dernier, pour une mensualité de 1 000 euros (hors assurance), il augmente le montant de son crédit de + 10,24 % et économise 16 821 euros d’intérêts sur 20 ans. Cette capacité de financement supplémentaire lui permet d’acheter plus grand : + 1,53 m² à Paris, + 6,72 m² à Strasbourg, + 8,05 m² à Marseille, etc.

 

Qui achète ? Depuis le début de l’année, les acquéreurs sont surtout des propriétaires qui vendent pour racheter leur résidence principale. Les primo-accédants, traditionnellement majoritaires, et les investisseurs sont en net repli. « Pour des raisons différentes, précise Philippe Taboret : un manque de solvabilité chez les premiers, une inquiétude face aux projets gouvernementaux d’encadrement des loyers chez les seconds ».

 

 

LE PROFIL DES EMPRUNTEURS

 

En juin 2013, l’accession à la propriété gagne encore des parts de marché sur l’investissement locatif. Les achats en vue de la location, qui représentaient encore 15 % en janvier et 12 % en mai n’est plus désormais que de 10 %. Cette chute ne présage rien de bon pour le dispositif Duflot ni, plus généralement, pour le marché locatif des années à venir.

 

Parmi les acquéreurs-occupants, les primo accédants sont à la peine : moins nombreux, ils achètent davantage dans l’ancien (77,80 %), dont les prix sont plus abordables que le neuf. Quant aux autres accédants, ceux qui vendent pour racheter, ils disposent de confortables apports personnels et s’endettent sur des durées plus courtes.

 

 

LES TAUX EN REGIONS : PACA ET RHÔNE-ALPES EN TÊTE

 

En juillet 2013, les taux fixes moyens des crédits immobiliers sont à 2,35 % sur 10 ans, à 2,60 % sur 15 ans, à 2,95 % sur 20 ans, à 3,25 % sur 25 ans. Toutes les régions ne présentent pas les mêmes taux, et les écarts, qui avaient tendance à se resserrer au cours des mois précédents, recommencent à s’élargir, dans une modeste proportion toutefois : il y a plus de 100 points de base d’écart entre le taux à 10 ans et celui à 25 ans dans 5 régions seulement (Auvergne, Basse-Normandie, Bretagne, Franche-Comté, Picardie).

 

Les moins chères. Les régions où le crédit immobilier est le plus attractif restent, depuis plusieurs mois, PACA et Rhône-Alpes. Mais l’Alsace, le Centre, Champagne-Ardenne, Languedoc-Roussillon et Lorraine ne sont pas loin derrière. La concurrence entre les établissements de crédit dans ces régions explique ces taux serrés.

 

Les plus chères. A l’inverse, les régions où le crédit immobilier s’avère plus cher sont l’Auvergne, la Basse-Normandie, la Picardie. Bretagne et Limousin sont proches.

 

 

 

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