Brève AAA Fitch - CAFPI

Immobilier : Après la perte du Triple A de la France, à quand la secousse sur les taux d’emprunt ?

17 juil. 13
Une remontée brutale des taux n’est pas craindre et les engagements du président de la République concernant la reprise, le chômage, la réforme des retraites lors de son entretien du 14 juillet devraient apaiser les investisseurs et éviter la spéculation. Aujourd’hui pour un achat immobilier, l’attentisme risque d’avoir un prix.

Jusqu’à présent, les banques ont peu répercuté sur leur offre de crédits immobiliers la dégradation de la note de la France. Mais il ne faut pas s’y tromper : entre la perte du triple A de la France et le coût des prêts, le lien est immédiat.

L’agence Fitch en fin de semaine dernière, Standard & Poor’s et Moody’s précédemment ont dégradé la note qu’elles attribuent à la dette de la France. Cela veut dire qu’elles ont moins confiance dans la capacité de notre pays à honorer ses remboursements.

Dans l’état de crise généralisée, cette annonce, bien que mauvaise, n’est en rien un nouveau séisme. En effet, la France reste une bonne signature aux regards des autres pays de l’Union Européenne. Les récents propos de Mario Draghi, le président de la BCE, sur le financement des Etats européens et la confiance en l’euro confortent les investisseurs sur notre pays. Cependant, cette tension se répercute mécaniquement sur les risques pris à long terme par les établissements prêteurs qui ajustent leurs taux en conséquence.

Quand la note de la France fut abaissée la première fois, pour passer d’un triple A au double A+, il s’en suivit une tension sur les taux de crédits immobiliers. Nul doute que cette fois encore, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Cette seconde secousse, après les annonces de la FED en début de mois, confirme une inversion de courbe ; les taux qui étaient en chute permanente depuis plus d’un an, repartent à la hausse.

Une remontée brutale des taux n’est pas craindre et les engagements du président de la République concernant la reprise, le chômage, la réforme des retraites lors de son entretien du 14 juillet devraient apaiser les investisseurs et éviter la spéculation.

Ceci montre qu’aujourd’hui pour un achat immobilier, l’attentisme risque d’avoir un prix. Il ne faut pas trop tarder à profiter de l’environnement historiquement favorable actuel. Car le contrecoup se produira forcément. 

 

 

 

 

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