Immobilier : Pourquoi les baisses de prix ne sont-elles pas constatées par les organismes de statistique, notamment les notaires ?

2 août 13
Par Stéphane Imowicz - "On ne peut pas dissocier volumes et prix. Les baisses drastiques de volumes de transaction depuis un an ont pour corollaire le maintien des prix : la difficulté des propriétaires à accepter les baisses contribue en effet à bloquer le marché et à donner un sentiment artificiel de stabilité".

Les prix sous pression déflationniste

Stéphane Imowicz, directeur général de Crédit Foncier Immobilier

«  Le marché de l'immobilier ancien subit une forte pression déflationniste.

Une analyse que nous avons récemment réalisée sur les commercialisations

les plus importantes que nous gérons montre que, par rapport aux grilles de prix initiales,

les transactions se réalisent à des niveaux inférieurs de 4% (à Paris) à 9,7% pour la Province. »

Pourquoi les baisses de prix ne sont-elles pas constatées par les organismes de statistique, notamment les notaires ?

« On ne peut pas dissocier volumes et prix. Les baisses drastiques de volumes de transaction

depuis un an ont pour corollaire le maintien des prix : la difficulté des propriétaires à accepter

les baisses contribue en effet à bloquer le marché et à donner un sentiment artificiel de stabilité.

En d’autres termes, le marché est en rétention, seul un ajustement des prix permettra

une relance des transactions. Nous avons déjà  connu ces phénomènes de rétention en 2008

et surtout en 1991, où le marché avait violemment réagi, mais avec du retard, au retournement de la conjoncture ».

 

 

 

 

 

 

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