Communiqué de presse - Barnes - Loi ALUR : la tentation de vendre grandit chez les bailleurs

immobilier : La tentation de vendre grandit chez les bailleurs

25 oct. 13
Le texte ALUR n’est pas encore en vigueur qu’il produit déjà ses effets sur les propriétaires bailleurs. Ces derniers ne veulent plus mettre leurs biens en location et sont de plus en plus nombreux à envisager de vendre. Ils étaient déjà découragés par les charges croissantes, la fiscalité locale galopante et les rendements toujours plus bas. Le projet de la loi Duflot achève de les démotiver. Thibaut de Saint Vincent, Président de Barnes, note que 10 à 15% du nombre d’appartements actuellement proposés à la vente, étaient jusqu’à présent dédiés à la location.

Le texte ALUR n’est pas encore en vigueur qu’il produit déjà ses effets sur les propriétaires bailleurs. Ces derniers ne veulent plus mettre leurs biens en location et sont de plus en plus nombreux à envisager de vendre. Ils étaient déjà découragés par les charges croissantes, la fiscalité locale galopante et les rendements toujours plus bas. Le projet de la loi Duflot achève de les démotiver. Ils redoutent maintenant la perspective d’un blocage des loyers, d’une disparition de la caution, de la dépense supplémentaire d’honoraires désormais à leur charge.

 

Thibaut de Saint Vincent, Président de Barnes, note que 10 à 15% du nombre d’appartements actuellement proposés à la vente, étaient jusqu’à présent dédiés à la location.

 

Ainsi, rien qu’à Neuilly sur Seine, cinq appartements illustrent cette tendance. Alors qu’ils procuraient des revenus locatifs compris entre 2 800 € et 14 000 € par mois, ils sont mis sur le marché pour des valeurs comprises entre 800 000 et quatre millions d’euros.

 

De même, à Paris, Barnes enregistre à la vente des studios dont la rentabilité semblait pourtant élevée. Comme l’explique Sybille Goirand, Directrice du département location, les propriétaires ont le sentiment très net qu’ils vont « être désormais à la merci de leurs locataires ».

 

Certains, sans aller jusqu’à la décision radicale de se séparer de leurs biens, sont tentés d’économiser sur l’entretien. « Nous ne saurions trop leur recommander de ne pas s’aventurer sur cette voie, prévient Sybille Goirand, car ce choix risque de peser à terme sur la valorisation de leurs biens ».

 

De plus, poursuit-elle en substance, quand un bien est parfait, et qu’il est présenté à la location à son juste prix, il trouve preneur. Surtout à Paris intra-muros, où la demande locative reste soutenue.

 

Au final, avant même son application, la nouvelle loi entraine un appauvrissement du marché de la location à Paris. L’offre de biens locatifs appartenant à des bailleurs privés, qui se réduit de façon dramatique, risque, à terme, de provoquer l’effet inverse de celui recherché. Les locataires pourraient en être les premières victimes.

 

Exemples de biens mis à la vente alors qu’ils étaient dédiés à la location :

-          Boulevard Bineau à Neuilly : location : 2 800 € / estimation : 800 000 €

-          Avenue Sainte-Foy à Neuilly : 1 800€ / vendu 585 000 € FAI - 2 pièces meublé.

-          Avenue du Roule à Neuilly : 14 000 € / vendu 4,3 M € - Bel hôtel particulier de 370 m², 6 chambres, jardin

-          Rue Bellanger à Levallois : 4 000 € / estimation 1,4 M € - 165 m², 5 chambres en duplex

-          Rue St Paul à Neuilly : 11 000 € / vendu 3,6 M € - Bel hôtel particulier de 300m² et une maison attenante sur un terrain de 550m² 

-          Rue du Cherche-Midi à Paris 6e : 2 600 €/ vendu 955 000 € - 82 m², 2 chambres, au 1er étage

-          Rue Vaneau à Paris 7e : 1300 € / vendu 565 000 € - Appartement de 32 m², studio avec large balcon donnant sur un parc

-          Rue Théophile Gauthier à Paris 16e : 3 200 € / estimation 1,1 M € FAI - 115 m², au 1er étage 3 chambres, une salle de bains, une salle de douche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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