Baisse du taux de la BCE - Baisse de la note de la France par Standard and Poor's - quelles conséquences ?

8 nov. 13
La Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé qu’elle baissait à 0,25% son principal taux directeur. Cette baisse, espérée plus qu’attendue, est une bonne surprise. « Mais il ne faut pas s’attendre à une baisse du coût des prêts immobiliers à taux fixe, précise Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de CAFPI.

La Banque Centrale Européenne (BCE) vient d’annoncer qu’elle baissait à 0,25% son principal taux directeur.

C’est un nouveau « plus bas » historique. Cette baisse, espérée plus qu’attendue, est une bonne surprise.

« Mais il ne faut pas s’attendre à une baisse du coût des prêts immobiliers à taux fixe, précise Philippe Taboret,

Directeur Général Adjoint de CAFPI. Les taux fixes devraient stagner à leur niveau atteint fin octobre-début novembre

(entre 2,87 % et 3,40 % sur 20 ans chez CAFPI), sans toutefois qu’un risque de reprise de la hausse soit à exclure prochainement. »

 

L’abaissement du taux directeur de la BCE a une incidence directe sur les taux courts qui régissent le financement des banques.

Ainsi, en relançant la dynamique financière, il va participer à la bonne santé des banques. Cette mesure a deux effets immédiats, analyse CAFPI :

elle éloigne la crainte déflationniste pour notre économie, tout en confirmant qu’il n’y a pas non plus de risque d’inflation.

Cependant, en France, les emprunteurs privilégient largement les crédits immobiliers à taux fixes. Ces taux suivent l’évolution des risques de long terme

déterminés par les marchés, la référence étant l’obligation d’Etat à 10 ans (OAT 10 ans).

 

L’alerte de Standard & Poor’s (S&P)

 

Ce risque de hausse des taux long terme est confirmé par l’abaissement, survenu ce jour, de la note de la France par l'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P).

Cette note est abaissée d’un cran et passe de AA+ à AA stable.

Les taux longs vont naturellement s’en ressentir : ils avaient baissé ses dernières semaines pour atteindre 2,20 %, ils devraient à présent remonter.

Cette hausse se répercutera sur les taux de crédits immobiliers de façon modérée, mais certaine.

D’autre part, la FED n’a pas encore clairement affiché ses choix dans la conduite de la politique monétaire américaine.

 

« Aujourd’hui, les candidats à l’acquisition immobilière peuvent rester confiants : les taux de crédit sont encore attractifs et le tassement des prix de vente constaté un peu partout

fait mieux que maintenir le pouvoir d’achat immobilier », conclut Philippe Taboret.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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