Météo édito - CAFPI - Décembre 2013

Les taux stagnent, les banques ajustent leur barème...

10 déc. 13
Depuis l’été, la pression exercée par les marchés financiers s’était traduite par une hausse du taux de l’OAT 10 ans. Dans le sillage, on pouvait redouter un bond des taux de crédit immobilier. Il n’en fut rien. La bonne surprise est venue de la Banque Centrale Européenne qui, début novembre 2013, abaissait son principal taux directeur à 0,25%.

Depuis l’été, la pression exercée par les marchés financiers s’était traduite par une hausse du taux de l’OAT 10 ans. Dans le sillage, on pouvait redouter un bond des taux de crédit immobilier. Il n’en fut rien. La bonne surprise est venue de la Banque Centrale Européenne  qui, début novembre 2013, abaissait son principal taux directeur à 0,25%. « Comme nous nous y attendions, le geste de la BCE n’a pas eu d’effet à la baisse sur les prêts immobiliers. Mais la dégradation, par Standard &Poor’s, de la note de la France, rétrogradée de AA+ à AA, n’a pas eu non plus d’effet à la hausse pour le moment », souligne Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de CAFPI.

Les taux fixes les plus intéressants négociés par CAFPI pour ses clients n’ont pas bougé depuis le mois dernier : 2,60 % sur 15 ans, 2,87 % sur 20 ans, par exemple. Seul a sensiblement progressé le taux le plus haut pour les prêts à 25 ans, qui est passé de 3,75 % en novembre à 3,84 % en décembre. Mais, globalement, les taux CAFPI s’améliorent encore : -0,24 % par rapport aux taux moyens constatés sur le marché, contre -0,21 % le mois dernier.

En novembre, la palme de la région où les taux moyens des crédits immobiliers sont les moins élevés revient à la Picardie. Une surprise, dans la mesure où cette région était le plus souvent dans le peloton de queue lors des classements précédents. Les banques ont probablement dû s’adapter au marché pour placer leurs quotas de prêts.

 Dans l’ensemble, 2013 aura été satisfaisante pour les banques prêteuses qui, avec un mois d’avance, ont fait le plein de leur volume de crédits alloués pour l’année. Ce résultat s’explique par l’importance de la renégociation de crédits intervenue en début d’année, boostée par des taux très bas.

Ainsi, la renégociation a représenté jusqu’à 25% de l’activité de CAFPI sur les premiers mois de l’année, pour revenir aujourd’hui à la normale, autour de 10%. Mais, dans le même temps, le N°1 du courtage en crédit a noté une recrudescence des demandes de regroupement de prêts : de nombreux emprunteurs cherchent à desserrer l’étau de leurs dettes.

L’année 2013 devrait connaitre un léger repli des ventes dans le neuf comme dans l’ancien. Annoncée comme l’année la plus noire pour le secteur, 2013 s’en sort finalement bien. Les secundo accédants ont, après une année 2012 d’attentisme, relancé leurs projets immobiliers.

La baisse des prix, même si elle est inégale sur le territoire,  a permis au marché immobilier de reprendre.  Les secundo accédants ont pris à leur compte les nouvelles données économiques et ont donc adapté leur comportement d’achat... Seuls les primo accédants les plus fragiles, ne disposant pas d’aides telles qu'un ptz +, manquent à l’appel, mais leur retour aurait donné une année avec des volumes de ventes dignes de 2007.

 A présent que les banques ont épuisé leur enveloppe annuelle de crédits immobiliers, il ne faut pas s’attendre à quelque assouplissement de leur part dans les conditions d’octroi des prêts. Le durcissement n’est toutefois pas non plus à l’ordre du jour, car la demande reste contenue même si elle reste soutenue : du fait de la situation économique et des craintes qui pèsent sur l’emploi, les ménages financièrement les plus fragiles hésitent à s’endetter. Les banques ont aujourd’hui besoin d’être accompagnées pour financer ces profils.

 Les banques disposent des solutions adaptées pour le financement des primo-accédants les plus fragiles.  Emprunts à 100%, emprunts sur 30 ans sont accessibles… Encore faut-il que ces ménages reprennent confiance en cette période difficile. Face à la complexité de l’offre de crédit aujourd’hui, être accompagné d’un courtier qui connaît tous les prêts disponibles est un avantage certain et l’assurance d’obtenir une offre vraiment personnalisée.

Aujourd’hui, le marché est porté par les secundo-accédants et les primo-accédants qui ont déjà repris confiance et leur pouvoir d’achat immobilier est toujours très bon (principalement en province et banlieues). « La mise en place d’une aide dans l'ancien destinée aux primo-accédants les plus fragiles pourrait faire de 2014 un très bon cru » conclut Philippe Taboret.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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