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30 jan. 26

2026 démarre par une très légère remontée des taux

Comme annoncé, il y a un mois, les taux de crédit immobilier ont connu une faible remontée courant janvier. Cette hausse est le fruit de la pression sur les coûts de refinancement portés par les atermoiements autour du budget de l’Etat et l’OAT 10 ans, dont le taux a dépassé les 3,5% durant tout le mois. Les perspectives d’un accord sur le budget et l’arrivée du printemps, traditionnellement propice au maintien des taux de crédit, devraient permettre de maintenir les taux à un niveau proche de celui de janvier sur les mois à venir.
Quelques points de plus pour les taux de crédit immobilier
 
En janvier, les taux de crédit immobilier ont donc subi de légères hausses, quelle que soit la durée, restant en moyenne dans une fourchette comprise entre 3,10 et 3,40%. Sur le mois, CAFPI a ainsi obtenu en moyenne pour ses clients des taux de :
  • 3,18 % sur 15 ans (+7 centièmes par rapport à décembre 2025)
  • 3,27 % sur 20 ans (+2 centièmes)
  • 3,39 % sur 25 ans (+ 4 centièmes).
 
Dans ces conditions, les meilleurs profils connaissent également une légère remontée des taux pratiqués, avec une hausse généralisée de + 5 centièmes. Sur janvier, ces acquéreurs ont ainsi pu bénéficier de taux, pouvant atteindre :
  • 2,95 % sur 15 ans
  • 3,05 % sur 20 ans
  • 3,15 % sur 25 ans.
 
Un marché stabilisé malgré de nombreuses inconnues
 
En ce début d’année 2026, le marché immobilier semble avoir trouvé un nouvel équilibre après une période d’ajustement. L’offre et la demande se réalignent progressivement, tandis que les volumes de transactions repartent à la hausse, portés par des acquéreurs plus sélectifs. Les prix évoluent désormais à un rythme proche de l’inflation.
 
Si les fortes baisses de taux appartiennent désormais au passé (43 % des Français estiment d’ailleurs qu’ils resteront stables en 2026[1]), le contexte actuel demeure propice à la réalisation des projets immobiliers, dans un environnement plus prévisible et lisible.
 
Malgré une légère hausse, les taux de crédit restent à des niveaux encore attractifs au regard des pics atteints en 2023–2024. Pour les emprunteurs dont le projet est mûr et le dossier solide, la période actuelle apparaît donc comme une fenêtre d’opportunité, avant un éventuel retour des taux vers le haut de la fourchette prévue.
 
Banques : un engagement maintenu, en particulier aux côtés des primo‑accédants
 
Les banques restent engagées aux côtés des primo‑accédants, avec le maintien en 2026 d’offres spécifiques : prêts complémentaires à taux zéro ou fortement bonifiés, pouvant aller jusqu’à 20 000–25 000 € en supplément du PTZ, parfois avec frais de dossier réduits ou offerts, ainsi que des enveloppes “coup de pouce” autour de 10% du montant emprunté. Ces mécanismes, cumulables avec les prêts aidés (PTZ, PAS, Action Logement), contribuent à sécuriser les plans de financement des ménages modestes et des jeunes accédants malgré des taux de marché installés sur un plateau haut. 
 
Le pouvoir d’achat immobilier s’effrite
 
Conséquence de la légère hausse des taux et de la fin de la baisse des prix, le pouvoir d’achat immobilier recule légèrement. Sur un an, pour un emprunt avec une mensualité de 1 000 euros sur 25 ans, toutes les grandes villes connaissent une légère baisse de celui-ci en majorité comprise entre -0,34 m² à Bordeaux et -1,84 m² à Rennes. En dehors de cette fourchette, Lyon affiche un recul de -2,73 m² et surtout les Rémois perdent une pièce avec 10,04 m².
 
[1] Le sondage mené par CAFPI entre le 17 et 26 décembre 2025 auprès de clients financés depuis janvier 2023 – 925 répondants