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11 mai 26
De la pierre à l’algorithme : le renouveau du data center à l’ère de l’IA
A l’occasion de la sortie de sa nouvelle étude portant sur les data centers, Cushman & Wakefield, leader mondial de l’immobilier d’entreprise, présente son éclairage sur l’impact de l’adoption généralisée de l’IA sur cette typologie d’actif.
Le tournant de l’intelligence artificielle propulse le data center vers de nouveaux enjeux financiers, immobiliers et territoriaux
L’histoire des data centers s’est longtemps écrite au rythme du stockage de données. L’irruption de l’intelligence artificielle générative est venue briser une limite virtuelle et physique engageant les acteurs de la filière à repenser en profondeur ces actifs.
Le marché mondial des data centers devrait plus que doubler d’ici 2030, avec près de 85 000 MW supplémentaires attendus à l’échelle mondiale. Si les États-Unis demeurent l’épicentre du secteur, la dynamique de croissance se déplace désormais vers l’Europe (EMEA) et l’Asie-Pacifique, où les pipelines de développement dépassent déjà 100 % des capacités actuelles.
L’intelligence artificielle s’impose comme le principal moteur de cette expansion. Alors que les usages IA ne représentaient que 2 % de la demande en data centers en 2021, ils pourraient atteindre 48 % dès 2026 et près de 90 % à l’horizon 2030, portés par les besoins massifs en calcul des modèles de langage et par l’explosion des usages d’inférence.
La France, un marché stratégique en Europe
Dans ce contexte, la France dispose d’atouts différenciants majeurs. Son mix électrique est décarboné à 96 %, soutenu par un parc nucléaire puissant produisant 538 TWh en 2025, et le pays exporte près de 90 TWh d’électricité vers ses voisins européens.
Le marché parisien figure parmi les plus attractifs d’Europe avec 703 MW en exploitation,193 MW en construction, près de 900 MW planifiés, plaçant Paris au cœur du club des grands hubs européens aux côtés de Londres et Francfort.
Un actif immobilier devenu stratégique pour les investisseurs
Les data centers s’affirment désormais comme une classe d’actifs hybride, entre immobilier et infrastructure. Les volumes d’investissement mondiaux sont passés de 20 milliards d’euros en 2017 à plus de 45 milliards d’euros en 2025. En Europe, la France se positionne comme le deuxième marché d’investissement, avec 9 milliards d’euros investis depuis 2016, derrière le Royaume-Uni.
À l’horizon 2035, plus de 90 milliards d’euros d’investissements sont attendus en France, avec une puissance de raccordement cumulée atteignant 7,5 GW en Île-de-France, soit l’équivalent de la puissance appelée par l’ensemble de la région.
« L’intelligence artificielle fait basculer le data center dans une nouvelle ère. Nous sommes passés de data centers de petite taille à des campus de plusieurs milliers de MW et la tendance n’est pas près de s’arrêter lorsque l’on étudie les chiffres relatifs aux demandes de raccordement. Dans cet environnement évolutif, le marché est actuellement très largement sous-offreur par rapport aux besoins des utilisateurs en matière d’entrainement et d’inférence. La classe d’actifs devrait s’imposer par ailleurs comme l’un des actifs immobiliers les plus stratégiques pour la prochaine décennie » commente Geoffrey Swartz Oriou, Head of Tenant Representation France et Responsable pour l’activité Data Centers, Cushman & Wakefield France.

