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Industrie de la défense : la France troisième marché européen en nombre de nouveaux investissements
- 197 ouvertures et annonces d’investissements dans des sites de production de défense recensées en Europe entre janvier 2024 et août 2026
- Le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France concentrent les plus importants volumes d’investissements
- 54 % des investissements concernent des nouveaux sites
- La prochaine vague de demande devrait se diffuser aux PME et à l’ensemble des chaînes d’approvisionnement
Neuilly-sur-Seine, 29 septembre 2026 – La montée en puissance des dépenses européennes de défense commence à redessiner la carte industrielle du continent et avec elle les besoins en immobilier. Selon la nouvelle étude de Cushman & Wakefield, « Future Flows : Global Dynamics & European Industrial Real Estate », la France se situe en 3ème position, et génère une nouvelle demande pour l’immobilier industriel.
Le rapport recense 197 ouvertures et annonces d’investissements dans des sites de production de défense en Europe depuis le début de 2024. Le Royaume-Uni arrive en tête avec 34 investissements, devant l’Allemagne (27) et la France (26).
La France, troisième marché européen
La France se distingue par un profil industriel porté principalement par l’aéronautique et le naval, auxquels s’ajoutent les systèmes et composants et l’artillerie et les munitions.
Les carnets de commandes des grands groupes français – Dassault Aviation, Thales, Naval Group, MBDA, KNDS ou Airbus Defence & Space – ont fortement progressé depuis 2022. Dans un écosystème français concentré autour des grands maîtres d’œuvre et fournisseurs de rang 1, la diffusion de cette demande vers les PME de la filière pourrait constituer le prochain relais de croissance pour l’immobilier industriel.
La demande porte notamment sur des bâtiments modernes, flexibles et performants sur le plan environnemental, avec un besoin fréquent compris entre 10 000 et 25 000 m². Cette évolution crée également des opportunités de repositionnement pour des actifs industriels existants.
Florian Moreau, Head of Logistics Agency France, Cushman & Wakefield, déclare :
« La France cumule des atouts sur ce marché : une base industrielle de défense de premier plan et des pôles logistiques matures. Le défi pour les propriétaires et les promoteurs est désormais de proposer, dans des délais compatibles avec ceux des utilisateurs, des bâtiments de 10 000 à 25 000 m² adaptables, qu’il s’agisse de surfaces neuves ou d’actifs existants à repositionner. »
Près de 200 investissements en Europe depuis 2024
Sur les 197 investissements recensés, 54 % concernent de nouveaux sites, dont 36 % en construction neuve et 18 % via l’acquisition, la location ou la reconversion de bâtiments existants. Les 46 % restants correspondent à l’extension de sites déjà opérationnels.
Derrière le trio de tête formé par le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France, on retrouve l’Espagne, l’Italie, la Suède, la Turquie, la Belgique et les Pays-Bas qui figurent parmi les principaux marchés concernés. La Pologne et plus largement l’Europe centrale et orientale s’imposent notamment pour les investissements liés à l’artillerie et aux munitions.
Par ailleurs, les instruments européens (Security Action For Europe et ses 150 milliards d’euros de prêts, European Defence Industry Programme, Act in Support of Ammunition Production) et les objectifs d’achat « made in Europe » (50 % des équipements d’ici 2030, 60 % d’ici 2035) incitent fortement les industriels à produire sur le continent.
Tim Crighton, Head of EMEA Logistics & Industrial chez Cushman & Wakefield, déclare :
« Une part significative de la demande peut être satisfaite par le parc industriel classique. Cela crée des opportunités pour le développement de nouveaux projets comme pour le repositionnement d’actifs existants. La prochaine phase de croissance devrait également faire émerger une demande pour des bâtiments industriels plus petits et plus flexibles, au fur et à mesure de l’évolution des chaînes d’approvisionnement. »
Alors que les dépenses de défense de l’Union européenne devraient passer de 419 milliards d’euros en 2025 à 547 milliards d’euros en 2029, Cushman & Wakefield estime que la demande de surfaces industrielles et de production liée à la défense devrait rester un moteur structurel du marché européen de l’immobilier industriel et logistique.
Lien donnant accès au Focus sur la défense de l’étude Future Flows de Cushman & Wakefield: C&W Future Flows - DEFENCE

