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21 oct. 26
Hausse des taux, recul des transactions… Réseaux de mandataires : l’heure de vérité pour les conseillers immobiliers
Après le rebond de 2025, le marché immobilier français entre dans une nouvelle zone de turbulences. Pour les réseaux de mandataires, cette période pourrait marquer un tournant : leur croissance ne dépendra plus seulement de leur capacité à recruter, mais surtout de l’expertise de leurs conseillers. Les premiers chiffres le montrent déjà : seule une poignée de grands réseaux continue de progresser, parmi lesquels Expertimo, dont le chiffre d’affaires a bondi de 33 % en 2025.
Un rebond de marché déjà menacé ?
Après trois années difficiles pour le secteur immobilier, le marché des réseaux de mandataires a renoué avec la croissance en 2025 : leur chiffre d’affaires cumulé a progressé de 17 %[1], après deux années de recul (-14 % en 2023 et -4 % en 2024). Les effectifs ont suivi la même courbe, avec une hausse de 4 à 7 % du nombre de mandataires sur les douze derniers mois, soit entre 47 000 et 52 000 professionnels aujourd’hui en activité[2].
Mais ce rebond pourrait être de courte durée. La remontée des taux de crédit, à 3,43 % en moyenne sur 20 ans en août 2026[3], les incertitudes géopolitiques et l’attentisme des ménages pourraient entraîner un nouveau recul des volumes de transactions pour l’année 2026, estimé entre 3 à 5%[4]. Ce ralentissement pourrait fragiliser de nombreux mandataires. Il révèle surtout une réalité jusqu’ici masquée par la reprise : tous les réseaux ne disposent pas des mêmes armes pour affronter un marché qui se complexifie.
La croissance profite désormais avant tout aux leaders historiques du secteur et aux réseaux qui ont fait de l’expertise de leurs conseillers leur principal atout. Au premier semestre 2026, parmi les dix premiers réseaux, qui réalisent chacun plus de 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, seuls quatre afficheraient encore une croissance[5], dont les deux leaders historiques, IAD et SAFTI, et les réseaux de spécialistes Expertimo et 3G Immo, qui enregistrent respectivement des chiffres d’affaires par mandataire de 50 000 et 52 000 € HT, les plus élevés du marché[6].
La notoriété permet de recruter, l’expertise permet de résister
Pendant longtemps, la réussite d’un réseau de mandataires s’est principalement mesurée à sa taille, à sa notoriété et à sa capacité à attirer toujours plus de nouveaux conseillers. Ce modèle a largement contribué à transformer le paysage immobilier français. Mais aujourd’hui, le métier de conseiller immobilier devient plus exigeant, ce qui complique également le recrutement de nouveaux professionnels pour de nombreux réseaux.
Car lorsque le marché est porteur, la croissance peut masquer les différences de niveau et de savoir-faire. Mais lorsque les transactions se raréfient, que les vendeurs sont plus exigeants et que les acquéreurs deviennent plus prudents, l’expérience, la maîtrise technique et la capacité à concrétiser les ventes font toute la différence. Dans ce contexte, l’expertise n’est donc plus simplement un avantage : elle devient un facteur décisif de performance et de pérennité.
Expertimo, la preuve par les chiffres
Le parcours d’Expertimo illustre cette tendance. Le réseau a maintenu sa croissance en 2023 et 2024, au plus fort de la crise immobilière, avant d’accélérer en 2025 : son chiffre d’affaires a progressé de 33 %, à 42,5 millions d’euros contre 32 millions un an plus tôt. Depuis 2021, sa croissance annuelle moyenne atteint 15 %. Surtout, ses conseillers ont réalisé en moyenne 50 000 € HT de chiffre d’affaires chacun en 2025, contre 17 500 € HT dans de nombreux réseaux concurrents.
Depuis sa création, Expertimo mise sur la formation et la spécialisation de ses conseillers plutôt que sur une croissance à tout prix, dans un métier qui s’est profondément complexifié : DPE, encadrement des loyers, évolution des attentes des vendeurs et des acquéreurs, concurrence accrue…
« Le marché immobilier a besoin, plus que jamais, de professionnels capables d’apporter une véritable valeur ajoutée, fondée sur la compétence, l’accompagnement et la spécialisation. La taille d’un réseau peut lui donner de la puissance ; l’expertise de ses conseillers lui donne de la solidité. Dans les années à venir, les réseaux qui sauront conjuguer les deux seront les mieux armés pour traverser les cycles du marché. Car lorsque l’immobilier traverse une tempête, ce n’est pas le nombre de conseillers qui fait la différence : c’est leur capacité à continuer de vendre », explique Grégory Beurrier, président d’Expertimo.
[1] Source : meilleursreseaux.com
[2] Source : Journal de l’Agence
[3] Source : CAFPI, météo des taux
[4] Source : FNAIM
[5] Source : meilleursreseaux.com
[6] Idem

