Point de vue - La Chambre des Propriétaires - Les abus du système français en matière d'aides au logement

Les abus du système français en matière d'aides au logement

6 mai 14
Avec un coût de 39.50 milliards d’euros pour les finances publiques, la politique du logement est extrêmement coûteuse. C’est notamment le cas des aides personnelles au logement dont le coût s’élève à plus de 16 milliards d’euros par an, en France. Il est donc urgent pour le gouvernement en place de revenir sur sa volonté de ne pas toucher aux aides au logement car c’est une source d’économie non négligeable dans une conjoncture économique déplorable pour les investisseurs.

Avec un coût de 39.50 milliards d’euros pour les finances publiques, la politique du logement est extrêmement coûteuse.

 

Au regard des sommes monumentales investies, l’impact économique n’est franchement pas au rendez-vous aujourd’hui.

 

D’ailleurs, Didier Migaud, président de la Cour des comptes, lui-même ne s’y est pas trompé puisque le logement a fait l’objet de plusieurs rapports de la Cour des comptes démontrant, s’il est nécessaire, la multiplication croissante de dispositifs complexes et onéreux ou encore le manque de ciblage des aides.

 

C’est notamment le cas des aides personnelles au logement  dont le coût s’élève à plus de 16 milliards d’euros par an, en France (selon une étude récente de la CAF), sans que les facilités d’accès au logement et la réduction des inégalités territoriales, chères au gouvernement, ne soient à la hauteur de cet investissement.

 

Il est donc urgent pour le gouvernement en place de revenir sur sa volonté de ne pas toucher aux aides au logement car c’est une source d’économie non négligeable dans une conjoncture économique déplorable pour les investisseurs.

 

Ne pas toucher à cette « cagnotte fiscale » est un aveu de faiblesse alors même qu’il est urgent de relancer la construction et de pointer du doigt la distribution excessive de l’argent public – dont l’impact sur le secteur concerné n’a pas été évalué – surtout au vu des sommes en cause, qui nous placent parmi les pays d’Europe dépensant le plus par habitant pour le logement, tout en ayant des résultats particulièrement médiocres. En effet, la pénurie de logements dans les zones « tendues » (région parisienne, grandes métropoles) ne se réduit pas, bien au contraire, et les dispositions récentes  (loi ALUR) ne minimisent pas le phénomène, mais l’amplifient.

 

Comment est-il possible aujourd’hui que le gouvernement ne consacre pas ses efforts à la mise en place de mesures favorisant la relance du logement qui selon le principe des vases communiquants remédieront à la pénurie, seront créatrices d’emploi et de ressources pour l’Etat, la sécurité sociale et les collectivités locales, notamment à travers la TVA, les charges sociales et les droits de mutation ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contact médias : Carol Galivel - 01 42 05 02 02

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