Etude - Knight Frank - QCA, pépite du marché de bureaux

Paris - Le QCA, pépite du marché de bureaux

28 nov. 13
Quand, à l’échelle de la région parisienne, le marché locatif de bureaux connaît un violent ajustement à la baisse, avec une activité transactionnelle en repli de 29% sur les 9 premiers mois de l’année, le Quartier Central des Affaires (QCA)résiste étonnement bien. L’activité y est en effet stable. Le QCA est pourtant, et de loin, le plus cher de la région.

Quand, à l’échelle de la région parisienne, le marché locatif de bureaux connaît un violent ajustement à la baisse, avec une activité transactionnelle en repli de 29% sur les 9 premiers mois de l’année, le Quartier Central des Affaires (QCA)résiste étonnement bien.

L’activité y est en effet stable : 224 000 m² de bureaux de janvier à fin septembre 2013 ont été placés auprès des entreprises, contre 228 000 m² un an plus tôt.

Le QCA est pourtant, et de loin, le plus cher de la région. Oui mais il est aussi celui qui aimante le plus les entreprises à forte valeur ajoutée, c’est-à-dire celles qui sont le mieux prémunies contre les effets de la crise et qui disposent du meilleur sentiment de visibilité. Celles-ci peuvent aller de l’avant, d’autant qu’elles sont encouragées à le faire par une position conciliante des propriétaires en matière de loyers et de mesures d’accompagnement. Les loyers stratosphériques ne sont pas de circonstance.

Cet univers des entreprises à forte valeur ajoutée n’est pas exclusivement réservé, loin de là, aux secteurs de la finance et des juristes. Bien-sûr, ils continuent de jouer un rôle très important. Knight Frank vient par exemple d’accompagner DS Avocats dans le choix de son futur siège sur 6 000 m². Mais le QCA attire aussi un nombre croissant d’autres profils, à commencer par les entreprises de l’Internet et de la nouvelle économie. Après Google, Free ou Meetic, c’est au tour de LeBonCoin de s’y positionner en investissant l’ancien siège parisien de la Royal Bank of Scotland. Tout un symbole…

De fait, le principal risque de blocage pour le marché locatif sur le QCA ne se situe absolument pas au niveau de la demande. Il réside dans l’offre. Celle-ci est rare, beaucoup trop rare. Quantitativement d’abord, avec un taux de vacance de 4,9% à la fin du 3ème trimestre 2013. Qualitativement ensuite, avec seulement 14% de l’offre disponible constituée de surfaces neuves ou restructurées. Or ce sont ces surfaces que recherchent les entreprises.

Autant dire que le QCA s’expose à un risque important d’envolée des prix si, amélioration de la conjoncture aidant, les postulants à ce marché d’exception se font plus nombreux. Un tel phénomène s’est déjà vu par le passé.

Reste que pour l’heure, c’est sa capacité de résistance qui caractérise le QCA. Il faut y voir un signe encourageant, le QCA étant souvent l’annonciateur d’évolutions appelées à se diffuser sur le reste de la région. Sa résistance est à ce titre de bon aloi, au moins à moyen terme. Car n’espérons tout de même pas d’inversion trop rapide à l’échelle de l’Ile-de-France. La fin de l’année 2013 continuera d’afficher une baisse. Ne serait-ce que parce que le 4ème trimestre 2012 avait été bon en très grandes transactions, devenues aujourd’hui beaucoup plus rares. Il sera donc difficile à égaler. Sauf sur le QCA…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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