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10 juil. 2025
Statut du bailleur privé : un coût bien plus élevé que prévu ?
Alors que le gouvernement envisage d’introduire un nouveau statut fiscal avantageux pour les bailleurs louant des logements nus sur le long terme à partir de 2026, une étude du cabinet Asterès remet en question l’impact budgétaire de cette mesure.

Le projet prévoit notamment un amortissement fiscal annuel de 5 % pour les logements neufs et de 4 % pour les anciens rénovés, pendant 20 ans. Un atout destiné à encourager l’investissement locatif nu, mais qui viendrait réduire l’avantage comparatif de la location meublée, déjà éligible à un tel mécanisme. 

Selon le rapport parlementaire Daubresse-Cosson, ce nouveau statut générerait au contraire un gain fiscal net pour l’État, grâce à un surcroît de ventes immobilières et donc de recettes de TVA et de frais de notaire. Mais Asterès conteste ces projections jugées trop optimistes, notamment l’hypothèse de 85 000 constructions par an, insuffisamment justifiée. 

Le cabinet critique également une sous-estimation du coût réel de la mesure : là où le rapport officiel évoque 2 700 euros par investisseur et par an, Asterès l’évalue plutôt à 3 300 euros. En prenant en compte une durée d’amortissement sur 20 ans (et non un an comme supposé par le rapport, selon Asterès), les prévisions budgétaires s’inversent : le premier scénario d’Asterès prévoit un déficit fiscal de près de 600 millions d’euros par an d’ici 2029. Un second scénario, plus favorable, évoque un léger bénéfice, mais bien inférieur à celui avancé par le rapport parlementaire. 

Source : Capital / reproduction interdite

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