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09 jan. 2026
Transmission de patrimoine : donner ou renoncer pour aider ses enfants plus tôt
Avec l’allongement de l’espérance de vie, l’héritage intervient de plus en plus tard, souvent à un moment où les bénéficiaires ont déjà construit leur vie professionnelle et patrimoniale. Cette évolution pousse certaines familles à repenser la transmission de leur patrimoine, soit en donnant plus tôt, soit en faisant le choix de s’effacer au profit de la génération suivante.
Parmi les dispositifs encore peu connus figure la donation-partage transgénérationnelle, qui permet à des grands-parents de transmettre directement à leurs petits-enfants, avec l’accord préalable des enfants. Cette solution peut inclure des donations antérieures et s’effectuer en pleine propriété ou en nue-propriété. Bien préparée, elle permet de « sauter » une génération sans la léser, à condition que chacun y consente.

Dans de nombreux cas, ce sont d’ailleurs les parents eux-mêmes qui proposent de céder leur part, estimant ne pas avoir besoin de cet argent et souhaitant soutenir leurs enfants à un moment clé de leur vie (achat immobilier, lancement professionnel). Ce mécanisme permet aussi de réduire la pression fiscale, en fractionnant les montants transmis et en évitant une double imposition successive.

Lorsque le donateur est déjà décédé, une autre option existe : la renonciation à succession. Depuis 2007, un héritier peut refuser tout ou partie de son héritage au profit de ses propres enfants. Cette démarche, parfois motivée par des considérations familiales ou symboliques, peut également permettre d’optimiser les droits à payer et d’éviter l’alourdissement de l’IFI.

Des montages plus souples sont également possibles grâce au testament, qui autorise une renonciation « à la carte » sur certains biens seulement. Ces solutions, encore peu connues du grand public, offrent une grande flexibilité mais nécessitent une parfaite connaissance de la situation familiale et patrimoniale. Enfin, les experts rappellent que la loi autorise le donateur à prendre en charge les droits de donation ou de succession dus par les bénéficiaires, sans que cela n’augmente la valeur transmise. Un levier précieux lorsque les héritiers sont jeunes et peu solvables.


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