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15 jan. 2026
PEL : une rémunération en hausse, mais un produit de moins en moins central
À compter du 1er janvier 2026, les plans d’épargne logement (PEL) bénéficieront d’un taux de rémunération porté à 2 %, contre 1,75 % actuellement. Cette revalorisation, actée par décret, ne concernera toutefois que les plans ouverts en 2026. Les PEL conservent en effet le taux en vigueur à leur ouverture, permettant aux épargnants de sécuriser leurs conditions sur le long terme.
Produit hybride, le PEL combine une phase d’épargne et un droit à un prêt immobilier. Avec un taux d’épargne fixé à 2 %, le taux d’emprunt associé atteindra 3,20 %, soit 1,20 point au-dessus. Un mécanisme qui conserve un intérêt pour certains ménages souhaitant préparer un projet immobilier, même si les conditions de marché ont profondément évolué.
Dans les faits, l’attractivité du PEL s’est érodée au fil des réformes. Après des années de rendements très faibles, les taux ont été relevés entre 2023 et 2024, avant de reculer en 2025. Surtout, les règles de détention ont changé : depuis la réforme de 2011, la durée maximale d’un PEL est limitée à 15 ans, entraînant désormais les premières clôtures automatiques. La fiscalité s’est également durcie, avec une imposition dès la première année via la flat tax de 30 %, appliquée annuellement sur les intérêts.
Malgré ces contraintes, le PEL reste un pilier de l’épargne réglementée. Il impose un versement initial de 225 euros, puis un effort d’épargne annuel minimum de 540 euros, dans la limite de 61 200 euros. Avec un encours de plus de 207 milliards d’euros à mi-2025, selon la Banque de France, il demeure le deuxième produit d’épargne réglementée en France, derrière le Livret A, même si son rôle dans le financement du logement tend à se réduire.