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20 jan. 2026
Immobilier en 2026 : les changements essentiels à connaître
Hausse des frais de location, évolution du DPE, incertitudes sur les aides à la rénovation et l’investissement locatif : l’année 2026 marque un tournant pour le secteur immobilier, avec des effets particulièrement sensibles en Île-de-France.
L’année 2026 s’ouvre sur plusieurs évolutions concrètes pour le marché immobilier. Dès le mois de janvier, les frais de location facturés aux locataires par les agences augmentent pour la première fois depuis onze ans. Revalorisés de 0,87 %, ils sont désormais indexés sur l’indice de référence des loyers (IRL), ce qui les fera évoluer chaque année, à la hausse comme à la baisse. Cette mesure concerne uniquement les nouveaux baux et touche particulièrement Paris, où près de deux habitants sur trois sont locataires.
 
Autre changement acté : le Plan d’épargne logement retrouve de l’attractivité. Le taux de rémunération des nouveaux PEL est porté à 2 %, avec la possibilité de bénéficier d’un taux de prêt bloqué à 3,20 % pour financer un achat ou des travaux. Un levier d’épargne qui reste largement plébiscité par les ménages français.
 
Sur le front énergétique, une nouvelle méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique entre en vigueur pour les logements chauffés à l’électricité. Résultat attendu : environ 700 000 logements devraient sortir du statut de passoire thermique, parmi les 5,8 millions actuellement classés F ou G. L’enjeu est particulièrement fort en Île-de-France, qui concentre 17,4 % de ces logements.
 
D’autres mesures restent en débat. L’encadrement des loyers, voté par l’Assemblée nationale, pourrait être prolongé et étendu aux zones tendues, avec un plafonnement plus strict du complément de loyer et des sanctions renforcées pour les propriétaires contrevenants. À Paris, ce dispositif a déjà permis de contenir les loyers, générant une économie moyenne estimée à 1 694 euros par an pour les locataires.
Une proposition de loi prévoit également d’assouplir l’interdiction de louer des logements classés G, à condition que les propriétaires s’engagent contractuellement à réaliser des travaux de rénovation dans des délais encadrés.
 
Enfin, plusieurs dispositifs majeurs demeurent suspendus faute de budget. MaPrimeRénov’ est à l’arrêt, mettant en péril des dizaines de milliers de rénovations prévues en 2026, dans un contexte où Paris affiche un taux de passoires thermiques très supérieur à la moyenne nationale. Le futur statut du bailleur privé, destiné à relancer l’investissement locatif grâce à des avantages fiscaux, reste lui aussi incertain, tout comme le projet de taxe unique sur les logements vacants, pourtant présenté comme un levier pour remettre des milliers de biens sur le marché locatif.
 
Source : Le Parisien / Reproduction interdite
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