Comprendre l'immobilier
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20 jan. 2026
Immobilier ancien : une reprise en 2025, mais encore sous tension
Après deux années de fort ralentissement, le marché immobilier ancien a retrouvé des couleurs en 2025, porté par la baisse des taux et le retour progressif des acheteurs. Transactions en hausse, prix quasi stables : le secteur sort la tête de l’eau, mais reste fragilisé par l’incertitude politique et le décrochage de l’investissement locatif.
Des ventes en nette progression, un marché qui se normalise
Le marché immobilier ancien a enregistré un rebond significatif en 2025. Les transactions ont progressé d’environ 12 %, avec près de 945 000 ventes attendues sur l’année, contre 845 000 en 2024. Une dynamique rendue possible par la détente du crédit immobilier, les taux s’étant stabilisés autour de 3,1 % après avoir dépassé les 4 % en 2023.
La FNAIM et les grands réseaux d’agences confirment ce redémarrage, évoquant un retour à un fonctionnement plus équilibré du marché, après l’euphorie post-Covid puis le coup d’arrêt lié à la remontée brutale des taux.
Des prix globalement stables, légèrement orientés à la hausse
Côté prix, la tendance reste modérée. Les différentes fédérations et observatoires font état d’une hausse comprise entre +0,8 % et +1,8 %. Une évolution contenue, loin des flambées passées, qui s’explique par l’ajustement des valeurs immobilières et le rééquilibrage progressif entre l’offre et la demande.
Cette stabilisation a contribué à restaurer du pouvoir d’achat immobilier pour les ménages, favorisant le retour d’une partie des acquéreurs sur le marché.
Le timide retour des primo-accédants
La baisse des taux et des prix a permis à davantage de primo-accédants de concrétiser leur projet. Leur part remonte à environ 35 % des acheteurs en 2025, contre 30 % en 2024, mais reste encore loin des niveaux d’avant-crise. Les professionnels soulignent que beaucoup de ménages restent freinés par la difficulté à constituer un apport personnel, ce qui limite encore l’ampleur de la reprise.
Les investisseurs en retrait, le marché locatif sous pression
En parallèle, les investisseurs locatifs continuent de se désengager. Leur recul alimente la pénurie de logements à louer, particulièrement dans les zones tendues. À Paris, par exemple, l’offre locative demeure très inférieure à son niveau d’avant-crise.
Pour les acteurs du secteur, sans relance claire de l’investissement locatif, la tension sur le marché de la location devrait perdurer.
Une reprise fragile, suspendue au contexte politique
Si 2025 marque un tournant, les signaux récents sont plus contrastés. L’instabilité politique, les incertitudes fiscales et le climat géopolitique commencent à peser sur la confiance des ménages comme des investisseurs. Les professionnels observent déjà un ralentissement en fin d’année.
« Cette reprise, bridée par l’incertitude politique et fiscale et la défiance persistante des ménages comme des investisseurs reste fragile. Le logement a besoin d’un véritable choc de confiance. Sans stabilité et sans vision d’ensemble, les signaux positifs observés ne suffiront pas à enrayer la crise structurelle que traverse le pays. » note Loïc Cantin, Président de la FNAIM.
Source : Challenges / Reproduction interdite