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20 jan. 2026
Les nuisances de voisinage, un facteur majeur de dépréciation immobilière
Les troubles de voisinage constituent un risque significatif pour la valorisation d’un bien immobilier. Nouvelles constructions, squats, nuisances sonores ou olfactives, atteintes à la sécurité ou à l’intimité peuvent entraîner une décote importante, pouvant atteindre jusqu’à 40 % dans les situations les plus graves.
Le cas de propriétaires en zone pavillonnaire du Val-d’Oise illustre ce phénomène. Malgré un emplacement initialement attractif et d’importants travaux de rénovation, la présence d’un voisinage dégradé — activité générant des nuisances et parcelle voisine abandonnée susceptible de faire l’objet d’un projet immobilier — a conduit à une révision à la baisse de l’estimation du bien. La moins-value constatée s’élève à environ 6 %, sans perspective de compensation des investissements réalisés.
 
Plus largement, la perte de vue, d’ensoleillement ou d’intimité, l’augmentation des nuisances sonores ou encore le défaut d’entretien d’un fonds voisin sont susceptibles d’altérer durablement l’attractivité d’un logement, y compris en milieu urbain dense. Toutefois, d’un point de vue juridique, ces désagréments ne sont qualifiés de « troubles anormaux de voisinage » que s’ils excèdent les inconvénients habituellement tolérés dans un environnement comparable.
 
L’indemnisation d’un tel préjudice repose sur la démonstration cumulative d’un trouble anormal, d’un préjudice certain et d’un lien de causalité direct. Cette démarche suppose une expertise préalable permettant de chiffrer la perte de valeur vénale et s’inscrit généralement dans des procédures longues et juridiquement incertaines.
 
Indépendamment de toute action contentieuse, l’impact sur le prix de marché est, lui, quasi systématique. Les professionnels de l’immobilier estiment qu’une perte partielle d’ensoleillement peut entraîner une décote d’environ 5 %, tandis que des nuisances plus marquées — telles que l’exploitation d’une terrasse bruyante ou une densification excessive du bâti — peuvent réduire la valeur d’un bien de 15 à 25 %. Les atteintes à la sécurité ou une dégradation majeure de la vue constituent les facteurs les plus pénalisants, avec des baisses pouvant atteindre 30 à 40 %, notamment pour des biens à forte valeur patrimoniale.
 
Voisinage immobilier
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