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16 fév. 2026
L’inconstance politique et institutionnelle est la cause des mauvais résultats du bâtiment
Après une année 2025 marquée par une sortie de crise encore fragile dans le bâtiment et un net ralentissement des travaux publics, les industriels des produits et matériaux de construction abordent 2026 avec prudence. Selon l’enquête de conjoncture publiée par l’AIMCC, aucun secteur ne fait état d’une progression en 2025, tandis que 71 % des organisations professionnelles enregistrent une baisse de leur production, pouvant atteindre 10 à 20 % pour les plus touchées.
Les difficultés sont principalement attribuées à l’instabilité politique et institutionnelle ainsi qu’aux contraintes réglementaires, bien avant une insuffisance de la demande, jugée largement induite par ce climat d’incertitude. Si l’environnement s’est récemment éclairci avec l’annonce d’un budget pour 2026, d’un plan de relance du logement et d’avancées sur la filière des déchets du bâtiment, les effets concrets restent attendus, notamment en matière de rénovation.
Pour 2026, les perspectives demeurent contrastées : près d’un tiers des organisations anticipe une légère reprise de l’activité, un autre tiers table sur la stabilité, tandis que 37 % prévoient encore un recul, généralement modéré. Le secteur des travaux publics apparaît plus exposé, avec une baisse attendue d’environ 3 % en volume, pénalisé par le cycle électoral municipal et un ralentissement anticipé des commandes publiques.
Dans ce contexte, la profession estime avoir enrayé la dégradation, sans pour autant entrevoir une reprise franche à court terme.