Comprendre l'immobilier

Besoin de connaître l’actualité immobilière ? D’un cours de rattrapage sur la dernière loi en vigueur ? Ou juste curieux sur un sujet précis ?

16 fév. 2026
Téléphérique du Val-de-Marne : entre décote immobilière et gain d’attractivité
Un mois et demi après sa mise en service, le premier téléphérique d’Île-de-France commence déjà à laisser son empreinte sur le marché immobilier local. Inauguré le 13 décembre 2025, le Câble 1 relie désormais Créteil Pointe du Lac à Villeneuve-Saint-Georges en 18 minutes, contre 40 auparavant en bus. Un gain de temps indéniable, mais aux effets immobiliers loin d’être uniformes.
Si l’arrivée d’un nouveau transport est généralement synonyme de valorisation, certains propriétaires situés au plus près des pylônes et des cabines en font aujourd’hui les frais. « La vue et le visuel peuvent être terribles, surtout pour ceux qui ont des vis-à-vis directs avec les cabines », confie un professionnel du secteur. À Créteil, des biens directement survolés subissent une décote pouvant atteindre 10 %, avec des prix passés de près de 4 900 €/m² à 4 400–4 700 €/m² selon les emplacements. Dans certains cas, des appartements se vendent désormais en dessous de leur prix d’achat, malgré plusieurs ajustements.
 
Mais l’impact n’est pas uniquement négatif. Pour les logements situés à proximité des stations sans vis-à-vis direct, le téléphérique devient un argument de vente, notamment dans des quartiers auparavant enclavés. À Limeil-Brévannes ou Valenton, plusieurs professionnels constatent des délais de vente raccourcis, en particulier pour les petites surfaces.
 
Certains vendeurs ont tenté de gonfler les prix, misant sur une hausse de 20 à 30 %, mais se heurtent à la réalité du marché : taux élevés, pouvoir d’achat contraint et offre abondante. Le téléphérique améliore l’accessibilité, sans toutefois créer un effet comparable à un prolongement de métro vers Paris, comme le soulignent plusieurs agences locales.
 
Au final, le Câble 1 agit davantage comme un outil de désenclavement que comme un levier de hausse des prix. Il pénalise les biens les plus exposés, tout en renforçant l’attractivité — et la liquidité — de certains quartiers longtemps mal desservis.
 
IDF immobilier
haut de la page