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27 fév. 2026
Crédit immobilier 2026 : des écarts de taux régionaux qui pèsent sur la facture finale
En ce début d’année 2026, les taux de crédit immobilier se stabilisent à un niveau légèrement supérieur à celui de fin 2025. Selon CAFPI, le taux moyen s’établit à 3,18% (hors assurance) sur 15 ans, 3,27% sur 20 ans et 3,39% sur 25 ans. Les meilleurs profils peuvent obtenir 2,95% sur 15 ans, 3,05% sur 20 ans et 3,15% sur 25 ans. Dans un contexte de reprise saisonnière du marché, le courtier anticipe une certaine continuité, estimant que le printemps devrait permettre de «maintenir des taux à un niveau proche de celui de janvier sur les mois à venir».
Derrière cette apparente stabilité nationale, les disparités régionales demeurent. Sur 15 ans, la Normandie (3,06%), l’Île-de-France (3,12%) et le Grand Est (3,13%) affichent les conditions les plus compétitives. Sur 20 ans, les Hauts-de-France (3,13%) devancent la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Centre-Val de Loire (3,16%). Enfin, sur 25 ans, la PACA (3,33%), l’Île-de-France et le Centre-Val de Loire (3,34%) ainsi que la Corse (3,35%) proposent les taux les plus attractifs. À l’inverse, la Nouvelle-Aquitaine sur 15 ans (3,35%), les départements d’outre-mer sur 20 ans (3,41%) ou encore les Hauts-de-France sur 25 ans (3,46%) se situent en haut de la fourchette.
 
Des écarts qui peuvent sembler marginaux, mais qui produisent des effets concrets sur le coût total du crédit. « Les écarts entre les régions restent assez contenus, relativise Caroline Arnould, directrice générale de CAFPI. Malgré tout, ces quelques dixièmes de point peuvent représenter, sur 20 ou 25 ans, plusieurs milliers d’euros ». À profil identique, deux emprunteurs situés dans des territoires différents peuvent ainsi obtenir des conditions sensiblement distinctes.
 
Ces variations s’expliquent par le fonctionnement même du marché bancaire. Contrairement aux grandes banques nationales, « les banques régionales pilotent leurs objectifs commerciaux individuellement et d’un mois sur l’autre »,explique Caroline Arnould. Certaines peuvent accepter de réduire leurs marges pour capter de nouveaux clients, notamment des primo-accédants, tandis que d’autres se montrent plus sélectives selon la dynamique locale du marché immobilier.
 
Dans ce contexte mouvant, le recours à un courtier peut permettre d’identifier les établissements les plus compétitifs selon la région et le profil de l’emprunteur. Toutefois, la mobilité reste encadrée : « les banques régionales préfèrent ne financer que les biens situés dans leur région », prévient Caroline Arnould, notamment pour une résidence principale. En revanche, pour une résidence secondaire ou un investissement locatif, un établissement régional peut accepter d’intervenir hors de son territoire, permettant parfois de gagner jusqu’à 0,30 point sur le taux.
 
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