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27 fév. 2026
Municipales à Paris : encadrement des loyers, fiscalité et meublés touristiques au cœur des débats
À moins d’un mois des élections municipales, les questions autour du logement se sont imposées comme un axe central de la campagne parisienne. À l’initiative de la FNAIM du Grand Paris, six candidats ou leurs représentants ont confronté leurs propositions en matière de logement le 19 février. Trois thèmes ont particulièrement cristallisé les divergences : l’encadrement des loyers, la fiscalité locale et la régulation des meublés touristiques.
Sur l’encadrement des loyers, les lignes de fracture sont nettes. Sarah Knafo (Reconquête) et Thierry Mariani (RN) défendent une abrogation rapide du dispositif. À droite, Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel prônent une sortie progressive afin d’éviter un choc inflationniste. À gauche, Sophia Chikirou souhaite au contraire un durcissement du mécanisme, tandis qu'Emmanuel Grégoire ne prévoit pas de modification majeure.
La fiscalité locale constitue un second point de divergence. Plusieurs candidats annoncent des baisses de taxe foncière ou des allègements des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), certains envisageant même des exonérations ciblées pour les primo-accédants ou les logements rénovés. La gauche assume la nécessité de maintenir, voire mobiliser davantage, les recettes fiscales pour financer rénovation thermique, équipements publics et politiques sociales. La question de la taxation des logements vacants s’invite également dans les programmes, entre volonté d’alourdissement pour lutter contre la vacance et prudence budgétaire.
Enfin, la régulation des meublés touristiques, notamment via des plateformes comme Airbnb, suscite des positions offensives. Certains candidats, comme Sophia Chikirou, proposent un renforcement massif des contrôles municipaux, s’appuyant notamment sur les outils issus de la loi Echaniz-Le Meur de 2024. Sarah Knafo souhaite une approche plus partenariale avec les plateformes et Thierry Mariani, lui, souhaite supprimer le permis de louer, jugé trop contraignant.
Ces débats illustrent l’ampleur des enjeux immobiliers dans la capitale, où la tension sur l’offre, la fiscalité et les usages du parc résidentiel structurent désormais une large part des projets municipaux.