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16 mar. 2026
Municipales à Paris : baisse, stabilité ou hausse… la taxe foncière au cœur des programmes
À Paris, à l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars, la taxe foncière s’impose comme l’un des principaux sujets de débat entre les candidats. Depuis la forte hausse votée en 2023 par le Conseil de Paris, qui a porté le taux communal de 13,5 % à 20,5 %, les recettes de cet impôt local ont fortement progressé, passant d’environ 1,58 milliard d’euros en 2019 à 2,4 milliards en 2024.
L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) appelle de son côté à une réforme plus globale de la fiscalité locale. L’organisation estime que la taxe foncière ne doit pas devenir un impôt de compensation permanent reposant uniquement sur les propriétaires et propose la création d’une contribution locale payée par l’ensemble des usagers des services publics.
 
Les programmes des candidats reflètent des visions très contrastées. Sarah Knafo, pour Reconquête, propose de diviser par deux la taxe foncière, en ramenant le taux à 10 %. Elle promet également de rembourser aux propriétaires la hausse récente via un chèque municipal et souhaite réduire la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ainsi que les droits de mutation.
 
Du côté du Rassemblement national, Thierry Mariani propose également une baisse de la fiscalité locale afin d’annuler les hausses récentes décidées sous la mandature d’Anne Hidalgo. Son programme prévoit un retour financier pour les ménages parisiens estimé à environ 310 millions d’euros par an.
 
À droite, Rachida Dati (Les Républicains) privilégie une stratégie de stabilisation du taux, avec l’objectif de restaurer la confiance des investisseurs et de soutenir l’offre de logements privés pour les classes moyennes. Son entourage évoque toutefois une possible baisse progressive d’environ 20 % de la taxe foncière sur cinq ans.
 
Pour Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Horizons et Renaissance, la taxe foncière doit devenir un levier incitatif pour accélérer la rénovation énergétique. Il propose notamment un crédit d’impôt équivalant à 50 % de taxe foncière pour les logements classés F ou G rénovés et mis en location, tout en refusant toute hausse de la fiscalité liée aux déchets.
 
À gauche, Sophia Chikirou, candidate de La France Insoumise, défend au contraire une hausse du taux à 23 %. Elle souhaite également renforcer la fiscalité sur les résidences secondaires et les logements vacants afin d’augmenter les recettes municipales.
 
Enfin, Emmanuel Grégoire, candidat du Parti socialiste, plaide pour le maintien du taux actuel. Il rappelle que la taxe foncière parisienne reste inférieure à celle de nombreuses grandes villes françaises, où le taux moyen dépasse 40 %.
 
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