Comprendre l'immobilier
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16 mar. 2026
Le Conflit en Iran va-t-il impacter le marché immobilier Français ?
Quelques jours après le début de l’offensive contre l’Iran le 28 février, certains s’inquiètent de ses conséquences sur la reprise du marché immobilier résidentiel en France. Ce conflit, bien qu’éloigné, exerce déjà des pressions sur l’économie mondiale et pourrait favoriser un contexte de stagflation, mêlant faible croissance et retour de l’inflation. La hausse des prix du pétrole et du gaz, la nervosité des marchés financiers et les tensions sur les taux obligataires alimentent ces craintes.
Pour l’immobilier, le principal risque concerne un retour de l’inflation, qui pourrait pousser la Banque centrale européenne à augmenter ses taux directeurs, renchérissant ainsi les crédits immobiliers. Toutefois, l’impact dépendra surtout de la durée du conflit et de ses effets sur le commerce maritime, notamment dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole et le gaz.
Si la guerre reste brève, les professionnels estiment que le marché immobilier ne devrait pas être affecté. En revanche, un conflit prolongé pourrait provoquer une crise énergétique durable, entraîner une remontée des taux et ralentir l’accès au crédit pour les ménages. Pour l’instant, les taux immobiliers restent relativement stables, autour de 3,25 %, avec même de légères baisses dans certains établissements bancaires.
À moyen terme, une hausse des taux pourrait réduire le pouvoir d’achat immobilier des ménages et freiner les projets d’achat. Le secteur du logement neuf serait particulièrement touché : la hausse des coûts de construction liée au renchérissement des matières premières s’ajouterait à la difficulté de vendre des logements déjà chers.
Cependant, dans un climat d’incertitude internationale, l’immobilier peut aussi apparaître comme une valeur refuge, certains ménages préférant investir dans la pierre plutôt que dans des placements jugés plus instables. Malgré cela, l’accumulation des crises récentes et les incertitudes politiques à venir pourraient rendre les ménages plus prudents et ralentir la dynamique du marché immobilier français.