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16 mar. 2026
Guerre en Iran : deux pistes pour ajuster son portefeuille
Depuis le 28 février, le conflit au Moyen-Orient influence fortement les marchés financiers, principalement via le prix du pétrole, moteur de l’économie et indicateur de taux directeurs. Les annonces, comme celle de Donald Trump le 10 mars sur la « fin imminente » des hostilités, entraînent des fluctuations rapides des cours, puis des rebonds sur les Bourses asiatiques et européennes.
Pour les investisseurs particuliers, la volatilité peut être source d’inquiétude, mais les experts recommandent la prudence : les crises géopolitiques provoquent des réactions épidermiques des marchés, souvent temporaires. Guillaume Edery, directeur de l'offre financière chez l'UFF (Union financière de France), insiste sur le fait que tant que le pétrole reste instable, les allocations ne doivent être modifiées qu’avec modération.
Deux stratégies sont mises en avant :
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parier sur les valeurs dépréciées : Historiquement, après un choc géopolitique, les marchés rebondissent. Il peut donc être judicieux de réallouer légèrement son portefeuille vers des secteurs ou régions ayant corrigé fortement, comme les banques ou le tourisme, tout en restant vigilant sur le timing du rebond.
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investir sur des fonds décorrélés : Les tensions révèlent la corrélation entre la plupart des actifs, y compris les refuges traditionnels. Les fonds de performance absolue, utilisant des stratégies d’arbitrage indépendantes de la tendance générale, permettent de réduire l’exposition au risque de marché. Leur utilisation doit cependant rester modérée et confiée à des gérants expérimentés.
Ainsi, l’adaptation de portefeuille face à la guerre en Iran passe par prudence et diversification, en privilégiant soit les actifs sous-évalués avec potentiel de rebond, soit des supports moins corrélés aux marchés.