Comprendre l'immobilier

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07 avr. 2026
Immobilier : une reprise en trompe-l’œil, encore sous conditions
Le marché immobilier montre des signes de redémarrage depuis début 2026, porté par un meilleur accès au crédit et des prix ajustés. Mais cette embellie reste fragile, dépendante des taux d’intérêt et d’un climat économique et politique incertain.
Après deux années difficiles, les projets immobiliers reprennent. L’accès au crédit s’est assoupli, avec des taux autour de 3,20 % sur vingt ans, un niveau jugé acceptable par les professionnels.
 
D’autres facteurs contribuent à cette reprise : l’élargissement du prêt à taux zéro aux maisons individuelles, la baisse des prix dans de nombreuses villes — parfois jusqu’à -25 % — et un contexte politique récemment stabilisé.
 
Résultat : le nombre de transactions remonte à environ 945 000 sur un an, contre 750 000 en 2024. Un niveau encore inférieur au pic de 2021, mais qui marque un retour à une forme de normalité.
 
Des prix en légère hausse, mais des acheteurs toujours en position de force
 
Avec la reprise, les prix repartent à la hausse, notamment dans les villes de plus de 40 000 habitants. Pour autant, le rapport de force reste favorable aux acheteurs. Plus nombreux sur le marché, les biens à vendre leur permettent de comparer, négocier et prendre leur temps.
 
Les marges de négociation atteignent en moyenne 9 %, voire plus de 10 % pour les biens présentant des défauts, notamment énergétiques. Les délais de vente s’allongent également, oscillant entre 40 et 70 jours, voire davantage lorsque les prix sont jugés trop élevés.
 
Le logement neuf toujours en crise
 
À l’inverse de l’ancien, le marché du neuf reste fortement dégradé. Les ventes continuent de reculer, avec moins de 10 000 logements vendus à des particuliers en 2025, très loin des niveaux d’avant 2022.
 
En cause : la hausse des coûts du foncier et des matériaux, la fin du dispositif Pinel et un contexte économique incertain. Conséquence directe, de nombreux programmes sont abandonnés faute de commercialisation suffisante. Le nouveau dispositif fiscal « Jeanbrun » suscite des espoirs, sans garantie d’un redressement rapide.
 
Des investisseurs en retrait et une reprise suspendue aux taux
 
Le marché locatif pâtit également d’un manque d’attractivité. Entre encadrement des loyers, complexité réglementaire et rentabilité en baisse, les investisseurs se font rares. Le marché se recentre ainsi sur les acquéreurs occupants.
 
Enfin, l’équilibre reste fragile : tout dépendra de l’évolution des taux d’intérêt. Une remontée, notamment liée aux tensions internationales, pourrait rapidement enrayer la dynamique actuelle et replonger le marché dans l’attentisme.
 
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