Comprendre l'immobilier
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27 avr. 2026
Crédit immobilier : la remontée des taux se confirme au printemps
Après plusieurs mois d’accalmie, les taux d’emprunt immobilier repartent à la hausse en ce début de deuxième trimestre 2026. Entre tensions géopolitiques et hausse du coût de la dette, les conditions d’accès au crédit commencent à se resserrer, sans toutefois provoquer de choc immédiat pour les emprunteurs.
Un retournement progressif du marché
Le marché immobilier amorce un tournant. Depuis avril, plusieurs banques – nationales comme régionales – ont relevé leurs barèmes, mettant fin à la baisse observée ces derniers mois. Dans le même temps, les taux d’usure, qui encadrent les conditions de prêt, évoluent également.
Si les ajustements restent pour l’instant modérés, ils traduisent un changement de dynamique : les conditions d’emprunt deviennent progressivement moins favorables pour les ménages.
Le poids du contexte international et financier
Cette remontée s’explique d’abord par la hausse des taux obligataires. Le rendement de la dette française à 10 ans atteint désormais près de 3,9 %, un niveau inédit depuis la crise financière de 2009. Historiquement, de tels niveaux s’accompagnent de taux immobiliers plus élevés.
À cela s’ajoutent les tensions au Moyen-Orient, qui alimentent la hausse des prix de l’énergie et ravivent les craintes inflationnistes. Résultat : les marchés anticipent un maintien de politiques monétaires strictes, ce qui pousse mécaniquement les taux à la hausse.
Des hausses encore contenues, mais à surveiller
Dans le détail, la hausse reste mesurée. Les taux d’usure reculent légèrement pour les prêts de courte et moyenne durée, mais progressent pour les crédits longs (20 ans et plus), désormais majoritaires. Ces derniers avoisinent 3,5 %, contre environ 3,3 % encore récemment.
Pour l’instant, cette évolution ne bloque pas massivement l’accès au crédit. Mais un risque se profile : si les taux continuent d’augmenter plus vite que les plafonds d’usure, certains emprunteurs pourraient à nouveau se retrouver exclus du financement, comme ce fut le cas en 2022 et 2023.