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27 avr. 2026
Résidence secondaire en Europe du Sud : un achat attractif, mais semé d’obstacles
Espagne, Grèce, Italie, Portugal… Si les prix et le cadre de vie séduisent de nombreux Français, acheter un bien immobilier dans ces pays reste plus complexe qu’en France. Formalités administratives, sécurité juridique inégale, contrôles urbanistiques et fiscalité variable imposent une préparation rigoureuse, souvent avec l’appui d’un avocat local.
Destination phare des Français, l’Espagne offre un marché très large, avec des prix en moyenne 10 à 20 % inférieurs à ceux de la France. Mais l’achat impose l’obtention d’un numéro fiscal (NIE) et la signature d’un avant-contrat (arras) avec le versement d’environ 10 % du prix. Le notaire joue un rôle plus limité qu’en France, ce qui rend l’accompagnement juridique essentiel. Les frais d’acquisition atteignent généralement 10 à 15 %, avec des droits de mutation variables selon les régions.
 
La Grèce attire par ses prix encore abordables hors des zones premium (Cyclades, Ioniennes, Athènes). Mais les transactions y sont souvent longues et floues, avec des vérifications complexes sur les titres, hypothèques et règles de zonage. La conformité urbanistique est un point critique : des travaux non déclarés doivent fréquemment être régularisés, ce qui nécessite souvent l’intervention d’un ingénieur civil. Les frais totaux tournent autour de 10 à 15 %, et les droits de mutation doivent être réglés avant la signature définitive.
 
L’Italie séduit par son patrimoine et sa qualité de vie, mais le marché est moins accessible qu’il n’y paraît, notamment dans les grandes villes où les prix peuvent dépasser 10 000 €/m². Les contrôles urbanistiques sont stricts et toute irrégularité peut entraîner des démarches longues, parfois jusqu’à un an. Le compromis de vente implique souvent un acompte de 10 à 20 %. Là encore, avocat et technicien sont indispensables pour sécuriser l’achat, avec des frais globaux proches de 10 à 15 %.
 
Au Portugal, les prix restent élevés à Lisbonne et en Algarve, mais des opportunités existent dans le centre et le nord du pays. L’achat est relativement normé, mais des litiges de voisinage et servitudes sont fréquents, notamment à la campagne. Un avocat est recommandé pour vérifier les documents, et un ingénieur pour diagnostiquer l’état du bâti dans l’ancien. Les taxes varient selon la valeur du bien (IMT* jusqu’à 7,5 %), et les frais cumulés peuvent atteindre des niveaux comparables aux autres pays.
 
Longtemps difficile, le financement devient plus accessible grâce aux banques locales, mais exige généralement un apport important (30 à 40 %) et implique souvent des taux variables, ce qui nécessite une prudence renforcée.
 
*Imposto Municipal sobre a Transmissão Onerosa de Imóveis
 
Source : Le Point / Reproduction interdite
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