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28 avr. 2026
Fiscalité des locations meublées et non meublées : ce qui change pour la déclaration de 2025
Les règles fiscales concernant les revenus de location meublée évoluent cette année, après plusieurs reports liés à des ajustements législatifs. Elles s’appliquent désormais aux loyers perçus en 2025.
Un durcissement du régime micro-BIC pour les locations meublées
Les loueurs en meublé relèvent par défaut du régime simplifié micro-BIC, tant que leurs revenus restent sous certains seuils. Cependant, ces seuils ont été fortement abaissés pour certaines catégories :
  • Locations de tourisme non classées : seuil réduit de 77 700 € à 15 000 €, avec un abattement fiscal passant de 50 % à 30 %. 
  • Meublés de tourisme classés et chambres d’hôtes : seuil ramené de 188 700 € à 77 700 €, avec un abattement réduit de 71 % à 50 %. 
  • En revanche, les locations meublées de longue durée restent inchangées, avec un seuil de 77 700 € et un abattement de 50 %.
Le passage au régime réel devient automatique si ces seuils sont dépassés deux années consécutives.
 
Le régime réel : plus contraignant mais souvent plus avantageux
Au-delà du micro-BIC, les propriétaires sont imposés au régime réel, qui nécessite une déclaration de résultats similaire à celle d’une entreprise. Celle-ci doit être transmise via un espace professionnel (ou par un expert-comptable).
Ce régime permet toutefois de déduire l’ensemble des charges réelles, mais aussi l’amortissement du bien et du mobilier. Dans de nombreux cas, cela permet de réduire fortement, voire d’annuler, l’imposition sur les revenus locatifs.
 
Location non meublée : le régime microfoncier
Pour les revenus issus des locations non meublées (logements nus, commerces, parkings), le régime microfoncier s’applique jusqu’à 15 000 € de loyers annuels, avec un abattement forfaitaire de 30 %.
Il est néanmoins possible d’opter pour le régime réel, notamment si les charges ou travaux sont importants. Cette option engage le propriétaire pour trois ans.
Au régime réel, les charges déductibles incluent les travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration, mais pas les travaux d’agrandissement ou de reconstruction, qui seront pris en compte uniquement lors du calcul de la plus-value à la revente.
 
 
Fiscalité location
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