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22 mai 2026
Impôts 2026 : année charnière pour les propriétaires en location meublée
La déclaration de revenus 2026 constitue une année particulièrement importante pour les propriétaires de biens loués en meublé. La réforme fiscale applicable pour la première fois cette année modifie en profondeur les règles, surtout pour les locations de courte durée type Airbnb, et impose aux bailleurs une vigilance accrue au moment de déclarer leurs revenus.
Le principal changement concerne le régime micro-BIC des meublés non classés. Jusqu’à présent, il s’appliquait jusqu’à 77 700 € de recettes annuelles avec un abattement forfaitaire de 50 %. Désormais, le seuil chute à 15 000 € et l’abattement tombe à 30 %. Autrement dit, de nombreux propriétaires vont soit payer davantage d’impôts, soit basculer automatiquement vers le régime réel.
 
Pour les meublés de tourisme classés et les chambres d’hôtes, la réforme est également significative : le plafond passe de 188 700 € à 77 700 €, tandis que l’abattement recule de 71 % à 50 %. En revanche, les locations meublées longue durée restent inchangées, avec un seuil maintenu à 77 700 € et un abattement de 50 %.
 
Concrètement, les bailleurs ayant dépassé les nouveaux seuils de recettes en 2023 et 2024 relèvent automatiquement du régime réel pour l’imposition des revenus 2025. Ce changement implique des obligations plus lourdes : comptabilité, liasse fiscale, télédéclaration via l’espace professionnel sur impots.gouv.fr. La date limite de dépôt est fixée au 5 mai, avec un délai supplémentaire de quinze jours pour ceux qui passent par un expert-comptable.
 
Si ce régime est plus complexe, il peut aussi se révéler très avantageux. En plus des charges classiques, les propriétaires peuvent déduire l’amortissement du logement et du mobilier. Ce mécanisme permet souvent de réduire fortement le bénéfice imposable, voire d’atteindre un résultat fiscal nul, sans impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux.
 
En revanche, ceux qui restent au micro-BIC risquent de subir une hausse sensible de la fiscalité. Selon des estimations, un meublé générant 12 000 € de recettes annuelles verrait son imposition passer de 2 832 € à 4 082 € pour un contribuable imposé à 30 %, soit une hausse de 1 250 €. Cette augmentation s’explique par la baisse de l’abattement et la hausse des prélèvements sociaux à 18,6 %, contre 17,2 % auparavant.
 
Impôts location meublée
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