Comprendre l'immobilier
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30 juin 2026
Immobilier : après le rebond de 2025, le marché résidentiel montre de nouveaux signes de ralentissement
Alors que 2025 avait marqué une reprise de l'immobilier ancien avec 952 000 transactions enregistrées, la dynamique semble déjà s'essouffler. La Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) anticipe entre 900 000 et 920 000 ventes à la fin de l'année 2026, soit un recul d'environ 5 %.
Après plusieurs mois de stabilisation, le marché est confronté à un environnement plus incertain, marqué par le retour de tensions inflationnistes et la remontée progressive des taux d'intérêt. Le nombre de transactions sur douze mois a ainsi reculé de 958 000 à 941 000 entre février et avril 2026.
Cette évolution pourrait peser davantage sur le pouvoir d'achat immobilier des ménages. Les taux de crédit, qui s'établissent aujourd'hui autour de 3,25 %, devraient poursuivre leur hausse dans les prochains mois, même si les professionnels estiment qu'ils resteront bien en dessous des niveaux observés lors de la crise de 2023. Les prévisions tablent sur des taux compris entre 3,45 % et 3,80 % d'ici la fin de l'année.
La FNAIM s'inquiète notamment d'une dégradation de l'accès au crédit pour les ménages modestes et les classes moyennes. Pour compenser la hausse des coûts de financement, les emprunteurs allongent la durée de leurs prêts, qui atteint désormais en moyenne 22,6 ans. Dans le même temps, la part des crédits accordés aux ménages aux revenus les plus faibles continue de diminuer, traduisant une sélection accrue des profils financés.
Autre point de vigilance : l'investissement locatif, qui représente aujourd'hui environ 12 % des transactions, poursuit son recul. Selon la FNAIM, l'année 2026 pourrait même s'avérer plus difficile encore que 2025 pour ce segment du marché.