Comprendre l'immobilier
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16 juil. 2026
Île-de-France : un marché immobilier qui ralentit face au manque de confiance
Après un premier trimestre encourageant, le marché immobilier francilien a marqué un net ralentissement au deuxième trimestre. Dans un contexte économique et géopolitique plus incertain, les transactions peinent à repartir et la confiance des ménages semble fragilisée.
Les prix des appartements en petite couronne continuent de légèrement reculer depuis janvier (environ -0,5 % selon les départements), confirmant un marché attentiste. Sur cinq ans, les corrections sont plus marquées : -7,6 % en Seine-Saint-Denis (4 037 €/m²), -8,4 % dans le Val-de-Marne (5 039 €/m²) et -9,6 % dans les Hauts-de-Seine (6 567 €/m²). À Paris, les prix ont également baissé d’environ 11 % sur cinq ans.
Les ventes subissent directement ce climat d’incertitude : certains réseaux observent jusqu’à -25 % de transactions au premier semestre, tandis que les délais de vente en Île-de-France se sont allongés de 9 jours en un an. Désormais, 9 biens sur 10 font l’objet d’une négociation, contre 6 sur 10 l’an dernier.
Comme l’explique Olivier Princivalle, président de la FNAIM du Grand Paris : « Les primo-accédants sont inquiets de la hausse des taux et stoppent leur projet dès qu’il y a un frémissement, les secondo-accédants préfèrent repousser eux aussi leur investissement en attendant de voir les politiques du logement décidées par le prochain président de la République et les investisseurs ne sont pas revenus car ils n’ont pas été convaincus par le dispositif Jeanbrun ».
Tous les segments ne sont toutefois pas touchés de la même manière. Les maisons en petite couronne résistent davantage, avec une hausse des ventes de +10 % sur un an, portées par une demande toujours forte des ménages recherchant davantage d’espace et un extérieur. Le second semestre reste néanmoins marqué par des interrogations, notamment avec des taux de crédit qui pourraient atteindre 4 % d’ici la fin de l’année, ce qui pourrait continuer à peser sur la capacité d’achat des ménages.