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16 juil. 2026
Bureaux en Île-de-France : une demande en recul malgré quelques signaux positifs
Le marché francilien des bureaux marque le pas au premier semestre 2026. La demande placée atteint 750 000 m², soit une baisse de 5 % sur un an et de 18 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années, selon le GIE ImmoStat. Les grandes transactions restent particulièrement affectées avec seulement 15 opérations supérieures à 5 000 m², représentant 192 700 m², en recul de 13 % sur un an et de 36 % par rapport à la moyenne quinquennale.
Comme l’explique Olivier Taupin, Head of Agency Office & Industrial France chez Cushman & Wakefield : « Dans un contexte encore marqué par la prudence des utilisateurs, le léger rebond observé au deuxième trimestre constitue un signal encourageant pour le marché francilien des bureaux. Toutefois, la contraction des grandes transactions et la hausse rapide de l'offre disponible traduisent un environnement toujours exigeant, où la sélectivité des entreprises s'accentue. »
Les performances restent toutefois contrastées selon les secteurs géographiques. La Défense (+52 %) et la deuxième couronne (+76 %) affichent une progression des volumes placés, soutenue notamment par plusieurs signatures importantes, dont 36 800 m² pris à bail par Airbus à Montigny-le-Bretonneux et 25 700 m² pour Casino à La Défense. À l’inverse, la première couronne recule de 60 %, pénalisée par le manque de grandes opérations.
Dans le même temps, l’offre disponible continue de progresser pour atteindre 6,57 millions de m², soit +10 % sur un an, portant le taux de vacance à 11,8 %, contre 9,7 % un an plus tôt.
Pour Olivier Taupin, cette évolution confirme une polarisation croissante du marché : «Plus que jamais, les immeubles les mieux situés et les plus qualitatifs tirent leur épingle du jeu, confirmant la polarisation du marché entre actifs prime et actifs plus standards. » Les critères liés à la qualité des actifs, au confort des utilisateurs et aux performances énergétiques apparaissent désormais comme des éléments structurants dans les décisions immobilières des entreprises.
Source : Business Immo Les Dépêches / Reproduction interdite