Comprendre l'immobilier
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16 juil. 2026
États-Unis : le marché de l'ancien ralentit sous l'effet des taux élevés
Contre toute attente, les ventes de logements anciens ont reculé aux États-Unis en juin, pénalisées par des taux d'emprunt toujours élevés et des prix immobiliers qui continuent de battre des records. Selon la National Association of Realtors (NAR), les transactions ont diminué de 2,4 % sur un mois pour s'établir à un rythme annuel de 4,09 millions d'unités, alors que les économistes anticipaient une légère hausse.
Cette baisse illustre la forte sensibilité des ménages américains aux conditions de financement. Malgré un léger repli des taux hypothécaires ces dernières semaines, le coût du crédit reste nettement supérieur à celui observé avant les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, limitant la capacité d'achat des ménages.
Le marché souffre également d'un manque d'offres. De nombreux propriétaires, bénéficiant encore de prêts immobiliers contractés à des taux inférieurs à 5 %, hésitent à vendre leur bien pour ne pas devoir emprunter à des conditions moins favorables. Résultat : le stock de logements disponibles demeure insuffisant, notamment pour les primo-accédants, alors que le pays accuse un déficit estimé à 1,2 million de logements.
Cette pénurie continue d'alimenter la hausse des prix. En juin, le prix médian des logements anciens a atteint un niveau record de 440 600 dollars, en progression de 1,8 % sur un an. Les primo-accédants ont représenté 33 % des achats, un niveau encore éloigné des 40 % considérés comme nécessaires au bon fonctionnement du marché immobilier américain.