Comprendre l'immobilier
Besoin de connaître l’actualité immobilière ? D’un cours de rattrapage sur la dernière loi en vigueur ? Ou juste curieux sur un sujet précis ?

27 juil. 2026
Les stations balnéaires françaises où acheter reste accessible
Après plusieurs années de forte hausse, le marché immobilier du littoral entre dans une phase de stabilisation. Cette accalmie offre de nouvelles opportunités aux acquéreurs à la recherche d’une résidence secondaire en bord de mer, notamment sur certains secteurs de la Manche et du Languedoc-Roussillon. Mais les acheteurs restent désormais très attentifs à l’état des biens, au coût des travaux et à la performance énergétique.
Le marché des résidences secondaires sur le littoral français, longtemps porté par l’essor du télétravail après la crise sanitaire, retrouve progressivement un équilibre. Les prix se stabilisent, voire reculent dans certaines zones, tandis que les acquéreurs négocient davantage et privilégient les logements prêts à vivre plutôt que les biens nécessitant d’importants travaux.
Selon une étude de SeLoger, les écarts de prix restent considérables entre les stations balnéaires françaises : le prix moyen varie d’environ 1 800 €/m² à Woignarue (Somme) à plus de 18 000 €/m² à Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes).
Manche et Languedoc-Roussillon : les marchés les plus accessibles
Le Languedoc-Roussillon affiche le prix moyen le plus bas des littoraux étudiés, autour de 3 961 €/m². Des communes comme Port-la-Nouvelle ou La Palme (Aude), avec des prix proches de 2 700 €/m², permettent d’acquérir environ 82 m² pour un budget de 250 000 € frais inclus. La Manche reste également l’un des secteurs les plus abordables, avec un prix moyen de 3 982 €/m² et plusieurs communes sous les 2 000 €/m², comme Woignarue ou Geffosses.
Bretagne : une attractivité qui continue de faire grimper les prix
La Bretagne connaît une forte progression depuis 2019, avec un prix moyen de 4 107 €/m², en hausse de près de 40 %. Certaines communes très prisées dépassent les 6 700 €/m², notamment La Trinité-sur-Mer et l’Île-aux-Moines. Toutefois, des opportunités subsistent dans des secteurs comme Ploéven ou Landévennec, où un budget de 250 000 € peut encore permettre d’acquérir près de 100 m².
Corse et Atlantique : des marchés contrastés
La Corse enregistre la plus forte progression annuelle avec +8,5 %, atteignant 4 217 €/m², même si certaines communes comme Valle-di-Campoloro ou Aléria restent accessibles. Sur la façade atlantique, les prix marquent davantage le pas après plusieurs années de hausse, avec une moyenne de 5 249 €/m². Des villes comme Royan ou Saint-Gilles-Croix-de-Vie offrent encore des possibilités pour des budgets plus contenus.
Côte d’Azur : toujours le littoral le plus cher
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur reste le marché balnéaire le plus onéreux, avec un prix moyen de 6 145 €/m², en hausse continue depuis 2019. Même dans les communes les plus abordables, comme Saintes-Maries-de-la-Mer ou Saint-Mandrier-sur-Mer, un budget de 250 000 € permet d’acquérir moins de 50 m².
Au-delà du prix et de l’emplacement, les critères d’achat évoluent : les acquéreurs accordent désormais autant d’importance au DPE, au montant des travaux et aux charges qu’à la proximité de la mer. La demande se concentre ainsi sur des biens bien situés, mais surtout rénovés et immédiatement habitables.
Source : Les Echos / Reproduction interdite