Comprendre l'immobilier

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25 sep. 2026
Immobilier : une rentrée encore fragile
Après un printemps morose, le marché immobilier français montre quelques signes de reprise depuis le début de l’été. L’activité repart progressivement, tandis que les prix restent globalement stables. Mais derrière cette apparente accalmie, le marché demeure très contrasté selon les territoires et la qualité des biens.
Des prix quasiment stables, mais de fortes disparités géographiques
 
Au niveau national, le prix moyen de l’immobilier s’établit à 3 143 €/m² au 1er septembre 2026, soit une hausse limitée de 0,5 % depuis le début de l’année et de 0,1 % sur un mois. À Paris, le prix moyen des appartements anciens atteint 9 670 €/m², en hausse de 0,5 % depuis janvier et de 0,2 % sur un mois.
 
Les évolutions sont toutefois très différentes selon les grandes villes. Sur un mois, les prix progressent notamment de 0,9 % à Reims et Nîmes, de 0,6 % à Nice et Bordeaux et de 0,4 % à Toulouse, Lille et Toulon. À l’inverse, ils reculent de 1 % à Grenoble, de 0,6 % au Mans et à Nantes, et de 0,5 % à Angers, Rennes et au Havre.
 
Les zones rurales tirent particulièrement leur épingle du jeu : les prix des maisons y progressent de 4,1 % sur les huit premiers mois de l’année. Une dynamique qui s’explique notamment par des prix plus accessibles dans les territoires situés à environ 40 minutes des grands centres urbains, permettant de compenser en partie le coût plus élevé du crédit.
 
Des acheteurs plus prudents et exigeants
 
Malgré la reprise, les acquéreurs restent très attentifs à leur budget. Ils prennent davantage de temps avant de se décider et examinent minutieusement les caractéristiques du bien, les travaux à prévoir, le règlement de copropriété ou encore la qualité des infrastructures et de l’économie locale.
 
Sur le marché haut de gamme, cette prudence se heurte parfois à l'attentisme des vendeurs. « Des vendeurs s'entêtent sur des mises en vente à des prix élevés », relève Richard Tzipine, directeur général de BARNES. Certains propriétaires ayant acheté leur bien il y a quatre ou cinq ans souhaitent en effet le revendre au même prix, sans tenir compte de l’évolution du marché.
 
Cette situation concerne notamment les Hauts-de-Seine, dans des communes comme Saint-Cloud, Sèvres, Ville-d’Avray, Vaucresson ou Marnes-la-Coquette, ainsi que le littoral Ouest, notamment Deauville. Après la forte hausse des prix enregistrée après le Covid, « il faudrait que les vendeurs concèdent des décotes de prix entre 15 % et 20 % et, à partir de là, ils pourront vendre », estime Richard Tzipine.
 
Le marché immobilier semble donc avoir retrouvé un peu d’élan, mais la reprise reste fragile. Les acheteurs sont de retour, sans pour autant vouloir prendre de risques, tandis que certains vendeurs peinent encore à ajuster leurs prétentions.
 
La rentrée économique et politique pourrait par ailleurs rebattre les cartes, notamment en fonction de l’évolution des taux directeurs de la BCE, dont la prochaine décision, prévue le 10 septembre, sera particulièrement scrutée.
 
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