Comprendre l'immobilier
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02 oct. 2026
Paris retrouve de l’élan, mais selon les quartiers, le marché est toujours sélectif
Après un ralentissement au printemps, le marché immobilier parisien montre des signes de reprise en cette rentrée 2026. Les prix restent globalement stables, tandis que les acquéreurs reviennent avec des projets plus concrets, notamment par crainte d’une remontée des taux. Dans ce marché où les délais de vente s’allongent pour les biens ordinaires, certaines caractéristiques — vue dégagée, étage élevé, extérieur ou emplacement recherché — continuent toutefois de créer de fortes différences de valorisation.
Le prix moyen à Paris atteint 9 670 €/m², soit seulement +0,5 % depuis janvier et un niveau stable sur un an. Après un été jugé plutôt actif par plusieurs professionnels, la demande semble repartir en septembre, avec des acquéreurs qui souhaitent concrétiser leur projet avant une éventuelle remontée des taux vers 4 %. L’offre se renouvelle également, portée par un afflux d’estimations et de nouveaux mandats.
Le marché reste néanmoins favorable aux acheteurs pour les biens sans caractéristiques particulières : ils disposent de choix, négocient davantage et les délais de commercialisation peuvent atteindre 3 à 4 mois, notamment lorsque le logement nécessite des travaux ou présente des défauts de luminosité ou de plan. À l’inverse, les biens rares et bien situés peuvent toujours se vendre très rapidement.
La vue dégagée constitue notamment une véritable prime, particulièrement dans les 6e, 7e et 8earrondissements. Les appartements avec vue sur la Seine, la tour Eiffel, Notre-Dame ou les jardins parisiens attirent une clientèle internationale et peuvent atteindre plusieurs millions d’euros. Cette recherche de vues bénéficie aussi à des secteurs plus abordables comme Montmartre ou les abords des Buttes-Chaumont, ainsi qu'à certains immeubles des années 1960 et 1970 situés en hauteur.
La clientèle étrangère reste par ailleurs très présente : les non-résidents représentent 6,9 % des ventes parisiennes en 2025, avec une progression de leur poids depuis 2020. Les Américains constituent la première nationalité étrangère parmi les acquéreurs non-résidents, avec 222 acquisitions et un prix médian de 864 000 €.
Enfin, le marché des parkings apparaît plus stable que celui du logement. Leur prix médian à Paris atteint 28 000 €, avec de très fortes disparités selon les arrondissements : jusqu’à 60 000 € dans le 7e, contre 17 000 € dans le 19e.
Source : Le Figaro / Reproduction interdite