Comprendre l'immobilier
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02 oct. 2026
Une baisse globale du coût du logement, mais qui ne profite pas aux plus modestes
Selon une étude de l’Insee publiée en ce mois de septembre 2026, les ménages français consacraient en moyenne 16,8 % de leurs revenus à leur logement en 2024, contre 18,3 % en 2014. Le poids du logement a donc globalement diminué en dix ans.
Cette évolution ne concerne toutefois pas les ménages les plus modestes. Pour les 25 % de ménages aux revenus les plus faibles, le taux d’effort net est passé de 31 % à 32,1 % entre 2014 et 2024. Cette hausse s’explique notamment par la diminution des aides au logement, qui représentaient 6,9 % de leurs revenus en 2024, contre 9,8 % dix ans plus tôt.
À l’échelle de l’ensemble des ménages, les dépenses liées au logement ont au contraire progressé moins rapidement que les revenus. Les loyers et remboursements d’emprunts ont augmenté respectivement de 21 % et 20 %, tandis que les revenus ont progressé de 25 %. La suppression progressive de la taxe d’habitation a également contribué à réduire le coût du logement.
Le poids du logement varie fortement selon le statut d’occupation : il représente 25,4 % des revenus pour les locataires du secteur privé, 24 % pour ceux du parc social, 23,3 % pour les propriétaires qui remboursent encore un emprunt et seulement 7,4 % pour les propriétaires ayant terminé leur remboursement.
Au total, plus de huit ménages sur dix consacrent moins d’un tiers de leurs revenus à leur logement, tandis qu’un ménage sur dix y consacre plus de 40 %.