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09 oct. 2026
Immobilier : dans plusieurs grandes villes, le statut de valeur refuge est remis en question
La correction des prix immobiliers depuis 2022-2023 a effacé une partie des gains accumulés ces dernières années dans plusieurs villes françaises. Dans certains marchés, la progression des prix sur dix ans est désormais inférieure à l’inflation, tandis que les propriétaires ayant acheté au sommet du marché peuvent être exposés à une moins-value en cas de revente.
Selon les données de SeLoger-MeilleursAgents au 1er octobre 2026, Grenoble illustre particulièrement ce décrochage : le prix du mètre carré n’y a progressé que de 4,5 % en dix ans, contre plus de 20 % pour les prix à la consommation. À Paris, le mètre carré atteint 9 630 €, en hausse de 13,9 % depuis 2016, après une forte progression entre 2016 et 2020. À Toulon et Nîmes, l’évolution des prix est à peine équivalente à celle de l’inflation.
 
La baisse récente est particulièrement problématique pour les ménages ayant acheté entre 2019 et 2022, au moment où les prix atteignaient des niveaux élevés. Parmi les 20 plus grandes villes françaises, 9 affichent aujourd’hui un prix au mètre carré inférieur à celui d’octobre 2021 : Nantes (-12,5 %), Paris (-10,5 %), Lyon (-8,2 %), Grenoble (-8,1 %) et Bordeaux (-7,2 %) figurent notamment parmi les marchés les plus touchés.
 
Cette correction intervient dans un contexte où les conditions de financement se sont également durcies. Les propriétaires souhaitant changer de logement peuvent ainsi devoir revendre leur bien moins cher tout en contractant un nouveau crédit à un taux nettement supérieur à celui dont ils bénéficiaient auparavant. Pour les investisseurs, la baisse des prix peut toutefois améliorer la rentabilité locative : à Paris, celle-ci atteindrait désormais 4 % brut, contre un niveau inférieur cinq ans auparavant.
 
Le marché reste par ailleurs largement porté par les ventes de nécessité, liées notamment aux évolutions familiales ou professionnelles, tandis que les ventes de confort sont devenues minoritaires. L’incertitude réglementaire et politique pourrait continuer à peser sur les décisions des vendeurs et des investisseurs locatifs.
 
Immobilier valeur refuge
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