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23 oct. 2026
Immobilier d’entreprise : +21 % d’investissements, mais le marché des bureaux ne se redresse pas
Au troisième trimestre 2026, 3,4 milliards d’euros ont été investis en France, soit 21 % de plus qu’un an plus tôt, et 10,3 milliards depuis janvier (+16 %). L’Île-de-France représente l’essentiel de cette progression, avec 2,4 milliards (+36 %). Mais ce chiffre repose en grande partie sur deux opérations hors norme, la cession du portefeuille Proudreed (environ 2,3 milliards) et celle de l’immeuble parisien Capital 8 (près de 875 millions). Sans elles, les volumes sur neuf mois auraient reculé d’environ 20 %.
Des entreprises qui hésitent à s’engager
Côté utilisateurs, le marché francilien des bureaux s’essouffle : 1,05 million de m² ont trouvé preneur depuis janvier, soit 14 % de moins que l’an passé, et seulement 313 900 m² au troisième trimestre (−26 %). Les grands projets de plus de 5 000 m² chutent de 30 %, les sociétés cherchant surtout à réduire leurs surfaces et leurs coûts, ce qui pénalise les immeubles anciens ou mal placés.
 
Une offre qui s’accumule
Fin septembre, 6,59 millions de m² étaient disponibles immédiatement (+8 % sur un an), portant la vacance à 11,2 % contre 10,5 % en 2025. Les écarts sont marqués : le quartier central des affaires parisien passe de 5,1 % à 6,9 %, tandis que La Défense atteint 14,4 %. Dans ce contexte, seuls l’emplacement, la performance énergétique et les services permettent aux propriétaires de se démarquer.
 
Des prix en baisse, des loyers plus résistants 
Le prix moyen des bureaux vendus en Île-de-France s’établit à 4 980 €/m², en recul de 6 % (une moyenne qui dépend aussi de la nature des biens vendus). Les loyers affichés pour la seconde main ne cèdent que 2 % (449 € HT / m² / an), mais les franchises et autres concessions accordées aux locataires peuvent amoindrir les revenus réellement encaissés.
 
Logistique et commerces : des signaux mitigés
Les entrepôts commercialisés au troisième trimestre atteignent 582 300 m² (−17 %), et 2,15 millions de m² sur neuf mois (−11 %). Les utilisateurs deviennent plus sélectifs, même si les sites récents et bien situés restent recherchés. Le commerce affiche lui aussi de fortes disparités selon les emplacements et la qualité des locataires.
 
Ce que cela implique pour les épargnants en SCPI
Le repli des prix peut profiter aux SCPI disposant de trésorerie pour acheter à bon compte. À l’inverse, celles très exposées à des bureaux vides ou vieillissants risquent de voir leurs revenus et leurs valorisations sous pression. Il convient de surveiller la qualité du patrimoine, le taux d’occupation, l’endettement et la capacité de distribution, car la reprise des transactions n’entraîne pas mécaniquement une hausse du prix des parts.
 
Source : Lerevenu.com / Reproduction interdite
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