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06 nov. 2026
Immobilier de bureaux : malgré la hausse de la vacance, les grands projets immobiliers se poursuivent
Alors que le marché des bureaux connaît un ralentissement marqué et que les surfaces inoccupées atteignent des niveaux records, plusieurs projets de tours et d’immeubles tertiaires continuent de se développer dans les grandes métropoles françaises. Cette situation paradoxale s’explique notamment par le maintien d’une demande pour les bureaux neufs dans les quartiers d’affaires les plus attractifs, malgré la généralisation du télétravail et la réduction des surfaces occupées par les entreprises.
Selon Olivier Taupin, directeur du département bureaux, logistique et industrie chez Cushman & Wakefield, le marché fait face à un double phénomène : « Non seulement, le niveau de transactions chute d’année en année, particulièrement pour les grandes surfaces. Et surtout, cet indicateur est doublé d’une offre disponible qui a atteint un pic historiquement haut ».
En France, les surfaces de bureaux vacantes dépassent désormais les 10 millions de mètres carrés, dont 6,5 millions en Île-de-France. Cette situation masque toutefois de fortes disparités géographiques : les quartiers d’affaires centraux, bien desservis par les transports, continuent d'attirer les entreprises, tandis que les secteurs périurbains sont davantage touchés par la vacance.
Plusieurs facteurs expliquent la poursuite des constructions neuves : l'attractivité de certains pôles économiques, la raréfaction annoncée de l'offre neuve à moyen terme après la forte baisse des mises en chantier, mais également les intérêts économiques des collectivités et des investisseurs. Comme le souligne Norbert Fanchon, directeur général du promoteur immobilier Gambetta, l'investissement dans les bureaux reste aujourd'hui plus rentable et plus simple que dans le logement.
Face à l'accumulation des surfaces vacantes, la transformation des bureaux en logements apparaît comme une piste complémentaire, mais reste difficile à mettre en œuvre. Selon le rapport Sisyphe, seuls 20 à 25 % des bureaux inoccupés présenteraient un potentiel de reconversion, en raison notamment de contraintes architecturales et de coûts de transformation élevés. Les collectivités commencent néanmoins à faire évoluer leur position sur le sujet. Dans ce contexte, les investisseurs cherchent également à diversifier leurs portefeuilles vers d'autres classes d'actifs, comme l'hôtellerie, les résidences gérées ou encore les datacenters.