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18 mar. 2024
MEDEF, Altarea, FPI et Action Logement donnent leur vision de la crise du logement
Patrick Martin, président du Medef, Jacques Ehrmann, directeur général d'Altarea, Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers et Bruno Arcadipane, président d'Action Logement se sont exprimés lors du MIPIM sur les raisons de la crise du logement.
Pour le président du Mouvement des entreprises de France, « Il y a une forme d'aversion envers l'investissement immobilier au sommet de l'État ». Interrogé sur la politique menée par le Gouvernement, Patrick Martin critique la lecture budgétaire de l'État, soulignant que les pertes de recettes de TVA et les baisses des droits de mutation sont bien plus préjudiciables que les économies réalisées par la suppression de certains dispositifs. De plus, il met en avant les conséquences néfastes sur l'emploi et les finances publiques.  
  
De son côté, concernant Grand Paris Aménagement, Jacques Ehrmann d'Altarea dénonce des mesures qu'il juge inefficaces et trompeuses. « Les mesures de soutien à la construction annoncées par Grand Paris Aménagement sont creuses et mensongères », souligne-t-il. Pour lui, l’aménageur public, avec des exigences sévères et des appels d'offres retreints en nombre de promoteurs, participe à la hausse des prix.  
D’ailleurs la politique de Grand Paris Aménagement va, selon Jacques Ehrmann, à l’encontre de la volonté de l’Etat concernant le logement locatif intermédiaire (LLI). Présenté comme un axe de développement majeur par le Gouvernement, le LLI ne doit pour l’aménageur n’être qu’un recours si les logements ne se vendent pas au détail. 
  
Pour Pascal Boulanger, « le Gouvernement doit arrêter de vouloir créer un choc d'offre », alors que c’est un retour de la demande dont le marché immobilier a besoin.  Aujourd’hui, les promoteurs ne disposent que de peu de stocks, mais n’arrivent toujours pas les vendre. Pascal Boulanger prône des mesures simples : fléchage de la TVA, prolongation du dispositif Pinel et exonération des droits de succession), pour revenir les acquéreurs. 
  
Enfin, « intégrer le LLI au quota de la loi SRU est une bonne idée », soutient Bruno Arcadipane, d'Action Logement. Pour lui, si le LLI est intégré au quota de 25 % de logements sociaux, cela devrait inciter les élus, qui souhaitent éviter les taxes de la loi, à construire plus de logements.  

  

Source : News Tank Cities : Reproduction interdite  

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