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Le numérique en France : des investissements vitaux, à ne pas sous-estimer

1 juil. 16

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Google Car, réalité virtuelle, objets connectés… toutes ces technologies vont changer nos vies quotidiennes : au moment où s’ouvre, pour la première fois, le salon Viva Technology à Paris et ses 5000 start-ups, la capitale se met résolument à l’heure de la révolution numérique. Encore faut-il que les équipements suivent ! Car les innovations nées du digital ne peuvent pas vivre sans des infrastructures bien dimensionnées.

 

Le numérique en France : des investissements vitaux, à ne pas sous-estimer  

Soutenons l’économie digitale en investissant dans les infrastructures

Google Car, réalité virtuelle, objets connectés… toutes ces technologies vont changer nos vies quotidiennes : au moment où s’ouvre, pour la première fois, le salon Viva Technology  à Paris et ses 5000 start-ups, la capitale se met résolument à l’heure de la révolution numérique. Encore faut-il que les équipements suivent ! Car les innovations nées du digital ne peuvent pas vivre sans des infrastructures bien dimensionnées.

 Des équipements indispensables

L’enjeu est fondamental et suppose deux choses : de procéder aux investissements nécessaires afin de procurer la puissance et les débits suffisants ; et de les réaliser dans le bon tempo, pour se maintenir au niveau des autres grandes nations.

 La fracture numérique est bien là

Or, quel est le constat en France ? Le déploiement du Très Haut débit prend du retard. Au premier trimestre, seuls 4,5 millions de foyers*1 étaient en très haut débit. Et encore, parmi eux, il n’y en avait qu’1,4 million à être intégralement connectés à la fibre. Pour équiper tout le pays, il faudrait installer de 8 à 12 millions de kilomètres par an. Or en 2014, 6 millions de kilomètres seulement avaient été posés.

Le retard est si patent que les collectivités signent désormais des partenariats avec les opérateurs privés.  C’est le cas de Nantes, Lyon, Paris, du Doubs et de l’Auvergne, où les habitants vont tous être connectés à la fibre optique d’ici à 2024. « Ces initiatives volontaristes sont à saluer, mais à terme, elles creuseront la fracture numérique entre certaines parties du territoire, bien loties, comme les grandes villes, et les régions les moins denses en population, laissées à l’écart », souligne Hervé Biancarelli, vice-président de l’association Connexion 21, qui promeut des infrastructures de qualité pour soutenir la croissance.

La France battue par la Roumanie

Sur le mobile, le développement est également lent. En début d’année, un tiers seulement du territoire était pourvu de 4G. L’Hexagone est classé en 44e position*2, avec un débit moyen de 8,9 Mbit/s, loin derrière la Corée du Sud qui bat tous les records avec 26,7 Mbit/s, ou la Suède, premier pays européen avec 19,1 Mbit/s. La Roumanie, grâce à des aides européennes substantielles et une politique gouvernementale volontariste, affiche des débits une fois et demie supérieurs à ceux de la France.

Le numérique, moteur de la croissance

Pourtant, l’impact des infrastructures numériques sur la croissance économique est indéniable. En Corée du Sud, tout comme au Royaume-Uni, l’activité digitale représentait déjà 10% du PIB*3 au 4e trimestre 2015. C’est le double de la France, où l’impact n’était que de 5,5% en 2013 de la richesse nationale, et ne devrait atteindre que 7% qu’à l’horizon 2020. « Nos entreprises, nos start-ups et nos territoires, ajoute le Vice-président de Connexion21, ne pourront pas rester durablement performantes si ce différentiel d’efficacité dans le numérique n’est pas rapidement gommé ».

 Il y a urgence à booster les investissements dans nos infrastructures

D’ici à 2023, l’État est décidé à investir 20 milliards d’euros pour raccorder tous les foyers français à la fibre optique. Seulement, il avait lui-même estimé initialement ce plan à 30 milliards d’euros. Face au retard, 2 milliards d’euros de subventions supplémentaires ont déjà été dégagées par l’Etat et l’Europe. Et encore, à l’époque, la perspective de l’arrivée de la 5G n’avait pas été prise en compte. C’est dire si le temps presse. Ce n’est pas le savoir-faire qui manque, trouvons les moyens publics et privés  pour permettre à notre pays de maintenir son rang.

*1 Source : Arcep (Autorité de régulation des télécommunications électroniques et des postes)

*2 Source : classement Akamai 2015

*3 Source : rapport McKinsey 2014

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