Contact médias : Carol Galivel - 01 41 05 02 02 - 06 09 05 48 63 – galivel@galivel.com
Marché immobilier 2025 : après trois années de crise, l’existant retrouve des couleurs
Un redémarrage confirmé, mais encore contenu
Le redémarrage anticipé par la FNAIM dès janvier 2025 s’est concrétisé. Après avoir atteint un point bas en 2024, avec 845 000 ventes sur un an, le marché de l’ancien a progressé en 2025 pour atteindre 940 000 transactions.
Pour Loïc Cantin, Président de la FNAIM « Les chiffres du marché immobilier le confirment : après trois années de crise, le marché de l’existant retrouve des couleurs. Les ventes repartent, les prix se stabilisent, et l’activité retrouve ainsi un niveau proche de celui observé en 2023, bien qu’encore éloigné du pic historique de 2021 (1 230 000 ventes). »
Toutefois, la dynamique observée en début d’année tend à s’essouffler depuis quelques mois. La reprise demeure freinée par un environnement économique et politique incertain, qui continue de peser sur la confiance des ménages, par la hausse des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) intervenue en 2025 dans la majorité des départements, ainsi que par une pénurie persistante de logements à la location.
« Cette reprise, bridée par l’incertitude politique et fiscale et la défiance persistante des ménages comme des investisseurs reste fragile. Le logement a besoin d’un véritable choc de confiance. Sans stabilité et sans vision d’ensemble, les signaux positifs observés ne suffiront pas à enrayer la crise structurelle que traverse le pays. » note Loïc Cantin.
Par ailleurs, les taux de crédit immobilier ont cessé de baisser depuis la mi- 2025 et se stabilisent autour de 3 %.
Des prix en légère hausse, au rythme de l’inflation
Après une baisse marquée en 2023 (-3,5 % sur douze mois glissants), puis une quasi-stabilité en 2024 (-0,4 %), les prix des logements anciens enregistrent une légère progression en 2025. Au 1er janvier 2026, ils augmentent de +0,8 % sur un an, soit un rythme comparable à celui de l’inflation (+0,9 %).
Les écarts territoriaux, très marqués ces dernières années, tendent à se réduire. Les hausses les plus notables sont observées en Île-de-France (+1,6 %) ; dans les périphéries des dix plus grandes villes de province (+2,1 %) et dans les villes moyennes (+2,1 %).
À l’inverse, les prix reculent légèrement à Paris (-0,5 %) et dans les communes rurales (-0,1 %).
Cette stabilité globale masque toutefois des situations locales contrastées. Certaines villes enregistrent encore des baisses modérées, comme Saint-Étienne (-2,8 %), Grenoble (-2,4 %) ou Brest (-2,1 %), tandis que d’autres affichent des hausses nettement supérieures à la moyenne nationale, notamment Strasbourg (+8,1 %), Mulhouse (+7,1 %), Caen (+7,4 %) ou Reims (+7,4 %).
Sur dix ans, les prix progressent sur l’ensemble du territoire, à l’exception de Paris (-10,4 %) et de l’Île-de-France (-5 %).
Perspectives 2026 : une reprise qui demande à être consolidée
En 2026, la FNAIM anticipe une poursuite de la reprise du marché immobilier, avec une hausse des transactions attendue entre 960 000 et 980 000 ventes, dans un contexte de prix orientés à la hausse, mais de manière contenue (+1 % à +2 %).
Derrière ces projections globalement positives, plusieurs incertitudes majeures demeurent. Le contexte politique, les arbitrages à venir en matière de fiscalité et l’absence, à ce stade, d’une stratégie du logement claire et durable pourraient conditionner la solidité — ou la fragilité — de la reprise engagée.
Quels scénarios pour le marché immobilier en 2026 ? Quels leviers pour transformer les premiers signaux positifs en redressement durable ? Quels risques pourraient, à l’inverse, enrayer la dynamique observée en 2025 ?
La FNAIM vous donne rendez-vous à sa conférence de presse du 14 janvier prochain pour une analyse approfondie du marché immobilier, et pour un tour d’horizon des sujets d’actualités pour la profession et de la politique du Logement !

